Atypique,
Echochrome l'est sans aucun doute. Baser sur des illusions d'optique un titre monochrome à mi-chemin entre la plate-forme et le puzzle-game est effectivement un défi en soi. Si l'on ne peut d'ores et déjà qu'en saluer l'initiative, il reste toutefois à déterminer si l'ensemble est jouable, mais également intéressant. Car, passé le stade de la surprise, que restera-t-il de ce nouvel OVNI vidéoludique ?
Tout d'abord, il est impossible de parler d'
Echochrome sans en connaître les règles. On ne contrôle pour ainsi dire rien de ce qui se passe à l'écran. Le but du joueur est de conduire une statuette d'homme avançant droit devant elle telle un Lemming à divers points de niveaux géométriques. On peut, au choix, lui dire de s'arrêter ou de courir, mais les interactions directes avec le petit personnage s'arrêtent là. Par contre, on peut faire bouger la caméra et profiter d'illusions d'optique pour faire progresser le héros en fil de fer.
Cinq types de trompe-l'oeil sont à disposition, que l'on peut résumer ainsi : si deux plate-formes semblent être reliées sous un certain angle de vue, elles le deviennent effectivement. Si le personnage tombe ou saute, seule l'illusion de perspective déterminera son point d'atterrissage. Enfin, tout ce qui est caché par un obstacle n'existe pas, qu'il s'agisse d'un escalier, d'un trou, etc. Comme une image vaut mieux que mille mots, on ne saurait que trop conseiller de jeter un oeil à
cette vidéo explicative. Ceci bien en tête, on peut commencer à expérimenter ces situations dans des niveaux de complexité croissante, à parcourir en temps limité.
Une fois l'oeil habitué à ces supercheries, les forces mais aussi les faiblesses du gameplay apparaissent plus clairement. Les niveaux les plus ardus présenteront plusieurs résolutions différentes, ce qui est une bonne chose. Pour améliorer quelque peu la précision de l'ensemble, la caméra se déplace légèrement moins rapidement que dans la version PSP, mais il est toujours possible de l'accélerer via le bouton R1.
Toutefois, la réalisation de certaines configurations nécessite toujours la patience du Dalaï-Lama en personne tant le jeu s'avère tatillon. Si amener deux plate-formes à se confondre en gros plan relève effectivement de la gageure, faire de même lorsque ces dernières se trouvent dans le fond de l'écran est chose moins aisée. De plus, on ne peut positionner la caméra où l'on veut : des « angles morts » restent inaccessibles et compliquent désagréablement la tâche.
Les 56 niveaux de cette preview très avancée sont jouables un par un, par tranche de 8 ou tout simplement au hasard. Les parties sont toujours chronométrées et permettent ainsi un classement des pros du cadrage ambigü. La version finale permettra d'ailleurs diverses variantes du jeu. Dans une première, des ennemis apparaissent à l'écran et tuent le héros s'il vient à leur rencontre. Répondant aux mêmes règles que le personnage du joueur, il faudra arriver à s'en débarasser sans mener le pantin principal à sa perte. Dans d'autres, il faudra faire en sorte que deux pantins mobiles se rencontrent, ou plus dur encore, faire entrer en collision tous les pantins alliés et ennemis entre eux avant de réunir les deux restants. En bref, de nombreuses possibilités de rejouabilité devraient être offertes aux joueurs ayant accroché au concept. Un éditeur de niveaux sera également de la partie, histoire de prolonger encore un peu plus la durée de vie du titre.
Au niveau graphique, le style particulièrement épuré reste à l'appréciation de chacun, mais complète très bien l'aspect décalé de l'ensemble. Aucun souci d'aliasing ne vient gâcher la fête : bien qu'il s'agisse là de la moindre des choses, on ne peut que souligner cette petite performance. La musique colle également assez à l'esprit du titre : des violons et d'autres cordes frottées contribueront à créer une atmosphère propice à la réflexion.
Ce premier long aperçu d'Echochrome mène à une conclusion peut-être un peu facile, mais diablement réaliste : on ne peut savoir si l'on aime le titre ou pas tant qu'on ne l'a pas eu en main le temps de quelques tableaux. L'originalité de l'ensemble est assez bien servie par des choix artistiques très pertinents et le gameplay simple se laissera apprivoiser par tous les types de joueurs. On pourra juste émettre quelques remarques négatives quant à la précision exigée, qui s'avère parfois exaspérante, ainsi qu'à propos des sauts du héros dont le lieu d'atterrissage semble relativement arbitraire par moments. A moins d'un mois de la sortie du titre sur le PlayStation Network, cette nouvelle licence donne une première impression plutôt positive ; si son prix reste correct, il n'y aura alors que très peu de raisons de ne pas doter sa ludothèque d'un OVNI aussi frais et agréable qu'original.
Je serais curieux de savoir comme ces illusions d'optique sont géré par le moteur 3D
Qu'est ce que c'est que ça.
Je serais tenter de dire la même chose de ton commentaire ... Un petit effort sur le contenu de tes messages ne serait pas un luxe
Encore un concept génial ! Amateur d'originalité, foncez !
Malheureusement, en ce qui me concerne, j'ai fini par le laisser tomber par manque d'originalité dans les niveaux (sur PSP j'entends). Si la sauce prend tout suite durant les premiers niveaux, on se retrouve vite à les enchainer sans vraiment réfléchir. C'est surtout ça qui me gène, c'est que je n'ai pas trouvé le challenge à la hauteur du principe qui s'annonçait génial.
Concernant la preview, sur PSP on a aussi le droit à l'approximation des sauts, qui pose de vrais soucis de cohérence par moment (quand on est persuadé d'avoir réussi à placer la caméra correctement, et que le perso fait un saut complètement improbable, ça finit par agacer.....).
Bon après j'ai peut être fait une overdose, car j'ai tellement accroché au principe, que j'ai englouti une bonne partie du jeu rapidement. A voir en faisant quelques niveaux de temps en temps
Edit Ludo : merci d'éviter les troll !