Alex Charlow, Assistant Product Manager chez
EA Redwood Shores Studio, était cette semaine à Paris pour présenter à la presse
Dead Space, un survival-horror dans l’espace qui ne demande qu’à faire son trou en marge de séries déjà bien installées comme
Resident Evil ou
Silent Hill. Présenté dans une build pre-alpha encore incomplète (notamment marquée par l’impossibilité de détruire les surfaces vitrées),
Dead Space s’est malgré tout montré pour le moins prometteur. Dans la peau d'Isaac Clarke, le joueur est envoyé en qualité d’ingénieur pour réparer un vaisseau spatial ayant perdu contact avec la Terre. Bien vite, Isaac s’aperçoit que ce n’est pas une avarie matérielle qui est à l’origine de ce silence radio mais l’attaque dévastatrice d’une nouvelle race extraterrestre jusqu’ici inconnue : les Necromorphs.
Manque de bol pour Isaac, le vaisseau sur lequel il a mis les pieds menace également de rentrer en collision avec une planète, l’obligeant à revoir ses plans de fuite à grandes enjambées. Pour parvenir à ses différents objectifs – prévenir la Terre du danger, éviter l’explosion du vaisseau et accessoirement survivre – Isaac dispose d’un large éventail d’outils dignes des plus grandes œuvres de Sci-Fi. Du simple pistolet à triple canon pouvant être orienté verticalement ou horizontalement, au blaster laser envoyant des similis éclairs bleus dévastateurs, l’arsenal que nous avons eu l’occasion de prendre en main était plutôt diversifié. D’autant que Isaac dispose aussi de deux capacités rapidement indispensables : la création de failles temporelles locales et la possibilité de déplacer de nombreux éléments avec un TK Gun qui n’est pas sans rappeler le célèbre Gravity Gun. Alex Charlow ne s’est d’ailleurs pas privé d’effectuer une rapide démonstration, ralentissant un necromorph avec une faille, avant d’exploser certains de ses membres pour ensuite se servir comme arme de ces morceaux zigouillés en les lançant contre ce qui restait de corps à l’ennemi.
Car l’autre point central de ce
Dead Space est son ambiance, gore, très gore. Le moindre coup de feu et c’est une jambe, un bras ou ce qui ressemble à une tête de necromorph qui vole, dans un éclat de sang bien fourni. Il en va de même pour Isaac, pouvant être charcuté ou décapité si le joueur ne fait pas attention. Les traces d’hémoglobine aux quatre coins des coursives du vaisseaux mettent rapidement dans l’ambiance, et le sang n’est qu’un élément parmi d’autres pour atteindre l’objectif avoué des développeurs : faire peur comme rarement auparavant dans un jeu vidéo. Pour y arriver,
Dead Space mise sur une insécurité constante. A l’exception de la salle médicale, les ennemis peuvent à tout moment surgir de partout, d’une fenêtre, d’une porte ou d’une sortie d’aération, et ont également une fâcheuse tendance à marcher sur les murs. Du coup bien plus difficile à occire, ces sales bestioles se transforment rapidement en vrai cauchemar, n’abdiquant qu’une fois explosée par un gros coup de pied au sol.
Qui dit espace dit également absence de gravité et
Dead Space ne se privera pas d’en jouer. Il sera par exemple possible d’exploser les jambes d’un necromorph pour que ce dernier se transforme en affreux flottant tout de suite bien moins vorace qu’en avançant à pas de loups. Il faudra tout de même faire attention aux différents types de necromorphs, et adapter son armement (en temps réel, l’inventaire ne coupant pas du gameplay contrairement à un
Resident Evil) en fonctions des faiblesses de l’adversaire. Dans le cas contraire, les munitions défilent à vitesse grand V pour pas grand-chose et Isaac se retrouve vite à devoir user de son seul coup de crosse. Pour varier les plaisirs, on nous promet également des phases de réflexion usant de l’absence de gravité pour faire cogiter les joueurs, sûrement dans l’idée d’un
Prey, mais nous n’avons pas pu assister à l’un de ces passages. D’autres questions sont également restées sans réponse, comme l’utilité des enregistrements audio éparpillés dans les décombres du vaisseau. Il reste donc à l’heure actuelle de nombreux points encore flous (répétitivité, durée de vie, présence d’alliés, etc.), mais
Dead Space dispose déjà de solides bases pour un titre qui espère bien s’imposer à la fin de l’année.
En tout cas, j'espère