Lunettes noires typées femme fatale, cuir moulant laissant apparaître des formes aguicheuses, démarche sulfureuse, longs cheveux enchaînés, ceinturons en guise de manches et armes à feu dans les talons ; pour une sorcière
Bayonetta a de l'allure, bien loin de l'image disgracieuse des comptes pour enfant. Dans un univers parallèle au monde des humains, sombre et gothique à souhait, la donzelle doit en découdre avec une pléiade de créatures angéliques, malfamées et forcément repoussantes. La
Games Convention 2008 était l'occasion de suivre ses premiers pas, riches en action. Impressions.
Le début de cette présentation se basait sur la démonstration E3 datée de juillet 2008. Dans celle-ci, on retrouvait la belle prête à dézinguer tout être à plumes qui se tenait sur son passage. Quelques attaques ont suffit à cerner rapidement le gameplay :
Bayonetta s'apparentera à un
Devil May Cry, à quelques différences près. A l'instar du titre de
Capcom et son charismatique Dante, il faudra expédier des dizaines et des dizaines de créatures en morceaux, les unes après les autres. Mais pour arriver à ses fins, des coups spéciaux seront à déclencher aux moments opportuns. Ici, point d'épée démesurée,
Bayonetta usait et usera de ses pouvoirs mystiques et de sa longue chevelure noire. La petite dame a en effet un côté capillaire très prononcé et c'est même là son arme de choix puisque d'un coup de tête elle transforme sa tignasse à sa guise. Cercueil piquant pour achever un ange, guillotine improvisée pour le second, main géante pour écraser le troisième dans un bain de sang, c'est certain
Bayonetta pourrait signer chez l'
Oreal pour démontrer la force et la vivacité de ses cheveux. Mais pour parvenir à de telles scènes, il faudra récupérer - à droite, à gauche - des petits anneaux jaunes (généralement cachés dans des jarres) pour remplir une barre d'actions spéciales. Dans
Bayonetta, la sorcière avance dans un univers parallèle à celui des humains, représentés par des silhouettes bleuâtres. Ils ne la voient pas mais peuvent l'entendre (ambiance fantomatique) pour peu qu'elle envoie valser un élément du décor liant les deux mondes. L'architecture des bâtiments et autres chemins n'est pas sans rappeler la série
DMC, démesurée et orientée art médiéval. Vitraux, lumières tamisées, couloirs, petites arènes, on est clairement dans le même registre.
Quelques souplesses pour tirer avec les pieds, une giclée de sang par ci, un résidu d'ange par là, une gestion des combos, etc., l'action du jeu s'annonce soutenue. L'affrontement final, qui opposait la miss à un gros monstre au visage d'enfant, réservait une attaque de choix : la chevelure dessinait un dragon géant qui ne fit qu'une bouchée de l'ogre. Seul point biscornu, la musique style dance japonaise mise en avant dans les combats, complètement à l'ouest de l'univers créé. Une touche kitsch que pourront sans doute apprécier certains, ou pas.
Pour autant, si ce premier aperçu était déjà des plus convaincants, la suite de la présentation a juste achevé l'audience. Pour la
Games Convention,
Platinum Games a dévoilé une phase de jeu intense, démesurée et diablement prenante. Accompagnée d'une jeune et non moins jolie inconnue, qui jouera certainement un rôle important dans l'histoire,
Bayonetta devait se défaire des attaques successives de ses opposants, le tout sur une musique orchestrale puissante, bien loin des airs gays de la session d'avant. C'est sur un pan d'église en ruine que les combats se sont enchaînés, au sommet d'une falaise. Pour que le spectacle soit le plus impressionnant possible, l'amas de dalles et de pierres a fait une virée dans le vide, dégringolant de quelques centaines de mètres en virevoltant contre les roches de la falaise. Ça fuse, les ennemis arrivent à foison, le sol se rapproche et avec lui une cité éclairée de mille feux, les rythmes s'accélèrent, l'impression de chute interminable donne le vertige, comment les deux comparses s'en sortiront-elles ? Si d’autres scènes aussi poussées seront implémentées, nul doute que
Bayonetta saura se faire remarquer.
De l'action à profusion, une réalisation en béton et une aventure qui s'annonce sous les meilleurs auspices, voilà comment résumer rapidement ce premier aperçu. Bayonetta est à l'heure actuelle l'un des titres les plus impressionnants qui nous ait été donné de voir et lorsque l'on sait qu'il reste plus d'un an de développement à l'équipe pour achever son travail, on est forcément très confiant. Assurément un jeu à surveiller pour 2009.
Deux fautes pour deux mots!
La preview est convaincante, c'est comme Devil May Cry, mais un féminin. J'ai quand même peur qu'à force de copier la série, que le jeu devienne comme un cinquième épisode. Néanmoins, je sens que Bayonetta va vraiment s'imposer comme la référence du beat'em all Next-Gen. Mais il est encore trop tôt pour se prononcer, j'attendrai d'abord un premier trailer (ouais, j'en ai marre de regarder toujours le teaser).
Juste une petite question : Le jeu a vraiment de quoi détrôner les classiques du genre (je pense surtout à DMC)? Car à l'annonce du jeu on parlé "d'enterrer le mythe Devil May Cry"
En plus, vu le talent des développeurs...c'est pas des anciens de chez Clover?
Ça va donner un de ces jeux, j'imagine même pas, ça sera juste génial
Si si ce sont les anciens de chez Clover et dans l'équipe il y a l'un des papas de Dante (ça explique le côté DMC)
Shinji Mikami.
C'est aussi le créateur de la série Resident Evil. Il a collaboré avec Suda Goichi pour Killer7 et il recommence pour un jeu édité par EA.
Ce mec a du talent!