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Resident Evil : The Umbrella Chronicles

 

Test Resident Evil : The Umbrella Chronicles






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30

JAN
2008
Ce n'est pas la première fois que Capcom s'essaie à cet exercice : transposer son survival-horror phare dans l'univers du shoot, tel un House of the Dead sauce Raccoon. Après les déboires des épisodes Gun Survivor, Capcom transformera-t-il l'essai amorcé en 2003 par Resident Evil : Dead Aim sur PlayStation 2 ?

Un peu d'histoires


Resident Evil : The Umbrella Chronicles propose au joueur en général et au fan averti en particulier de retraverser les épisodes 0, 1 et 3 : Nemesis de la série sur un rail et en vue à la première personne. Les énigmes ont bien sûr toutes disparu au profit d'ennemis en grand nombre que l'on aura tout le loisir d'éliminer avec plusieurs personnages de la série, seul ou à deux joueurs.

Wiimote ou Wii Zapper en main, on part donc à la chasse aux zombies. Neuf missions sont au programme, mais en obtenant un bon classement à la fin de chacune d'elles, il sera possible de les rejouer du point de vue d'un autre protagoniste et de débloquer les trois derniers chapitres. Se déroulant dans « La Ruche », le complexe d'Umbrella présenté dans le premier film tiré du jeu, il permettra de lever le voile sur la chute de la société en compagnie d'Albert Wesker. En effet, le traître laissé pour mort dans le premier épisode aura ses scenarios bien à lui, et non de simples séances de défouloir au couteau comme dans Resident Evil : Code Veronica.

Resident au blé complet


Chose étonnante, le soft propose un véritable challenge. La difficulté progressive amène les game over à se succéder vers la moitié du jeu. Il faudra donc faire preuve d'habileté pour avancer et mettre fin à ces horreurs sur pattes. Etonnante également, la durée de vie de ce Resident Evil : comptez environ huit heures pour en venir à bout, une durée intéressante pour un jeu de tir. Et pour agrémenter le tout, chaque niveau présente plusieurs embranchements. On sera juste déçu de constater que ces derniers se rejoignent forcément tôt ou tard. Ajoutez à cela la possibilité d'upgrader ses armes avec les points obtenus en fin de mission ainsi que la centaine de fichiers d'Umbrella à retrouver cachés dans des éléments du décor : le potentiel de rejouabilité de ce Resident Evil est plus que satisfaisant.

Toutefois, le jeu donne-t-il vraiment envie d'arpenter ses manoirs mal famés aussi longtemps ? L'action n'est pas omniprésente, certainement pour ménager un effet d'angoisse. Mais la sauce prend difficilement puisque la mise en scène est peu crédible et la caméra fixe parfois un coin de mur désespérément vide pour laisser le temps au bestiaire caractéristique de la série de vous surprendre. Les ennemis ne sont guère agressifs et la localisation des dégâts permet souvent de s'en sortir sans encombre. Mais, même si la visée à la Wiimote reste agréable, le design du réticule, tout simplement énorme et cerclé par l'épais compteur de munitions, nuit à la précision. Ainsi, même s'il est possible de venir à bout d'un ennemi en une balle grâce à des coups critiques, on se retrouve bien souvent à vider un chargeur entier sur chaque mort-vivant. Ces derniers auraient certainement gagné à être plus mobiles et moins résistants. Les boss sont, quant à eux, plus équilibrés de ce point de vue.

Un gameplay indécis


Capcom a fait de ce Resident Evil : The Umbrella Chronicles un jeu hybride. On arpentera donc parfois les couloirs bien connus de manoirs identiques à leurs modèles, guettant le moindre mugissement dans une ambiance se voulant angoissante. Mais d'autres fois, on videra sans cérémonie des caisses entières de munitions dans des couloirs dépouillés sur une bande-son orientée hard-rock de qualité inégale.

Ce grand écart se ressent également sur le gameplay. Les développeurs ont voulu conserver l'aspect survival-horror via l'attention à apporter à ses rechargements qui nécessitent quelques secondes. Il est également impossible, contrairement à House of the Dead, de mitrailler l'écran avec son pistolet de base. Le joueur peut pour finir tourner la tête à l'aide du stick, mais il semblerait que les héros soient tous atteints de torticolis chroniques. La fusion est effectivement réussie mais le gameplay final ne procurera peut-être pas autant de plaisir chez chaque joueur.

Resident Evil : The Umbrella Chronicles, finalement réservé aux fans ? C'est ce que l'on pourrait croire au premier abord, mais ces derniers seront déçus par d'énormes entorses aux évènements clés de la série. Beaucoup renonceront également à la collecte de tous les bonus, assez décevants au final puisque uniquement composés de textes. Obtenir les meilleures notes ainsi que les « Chroniques d'Umbrella » (via la destruction d'un maximum d'éléments du décor) entraîne une perte notoire de l'ambiance et de l'intérêt du jeu. Difficile en effet d'imaginer Jill poursuivie par des chiens zombies dégommant une par une les ampoules d'un lustre, ou encore Wesker tellement rancunier envers Umbrella qu'il décide de plomber l'intégralité de leur faïencerie.

Yato.


5/10
CONCLUSION

Resident Evil : The Umbrella Chronicles représente le premier croisement intéressant entre le survival-horror de Capcom et un jeu de shoot. On s'éloigne assez de l'ambiance arcade pour vouloir replonger dans l'univers des bains de sang de Raccoon City, mais la mise en scène bon marché et le manque de punch de l'ensemble empêchent de s'y croire vraiment. On notera par contre de très bonnes idées comme le level-up des armes, ainsi qu'un challenge et une durée de vie satisfaisants. Inutile de se ruer sur le titre en espérant découvrir tous les secrets de la saga, les nombreux mais fades bonus demandant de longues heures de ball-trap en manoir hanté. Un bon petit jeu pour les aficionados de shoot ou pour ceux qui voudraient rentabiliser leur Wii Zapper, certes, mais au final on casse plus de vaisselle que de mâchoires dans ce Resident Evil : The Umbrella Chronicles.
LES PLUS
+ L'univers Resident Evil
+ Le mixe survival/shoot
+ La difficulté
+ Le level-up
+ La durée de vie et la rejouabilité
LES MOINS
- Les ennemis en plomb et trop mous
- Les bonus honteux
- Les scènes cultes modifiées
- Devoir ravager les décors pour tout débloquer





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