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![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 25JUI2008
Sorti en février 2007 sur PlayStation 2, Okami fut le dernier-né de Clover Studio, déjà à l'origine de God Hand. Le registre était pourtant complètement différent : exit les bagarres de rue, place à la poésie et à l'enchantement d'un action-RPG sauce nipponne et ce, plutôt deux fois qu'une. Le loup blanc sur fond d'estampes revisitait la mythologie japonaise muni d'un gameplay au concept plutôt original, qui plus est plutôt adapté à la Wii. La version PlayStation 2 s'était avérée parfaite à quelques détails près. A la Wiimote et sans Clover Studio aux commandes, en sera-t-il de même ?.
Tu mériterais un bon coup de peintureSuite à la maladresse d'un guerrier un peu trop confiant, le démon Orochi qui terrorisa le royaume tout entier il y a plusieurs siècles, s'est réveillé. Une légende dit qu'un seul héros fût capable de lui tenir tête, lequel reçut l'aide d'un loup blanc le jour de son dernier combat. Okami ne propose pas de jouer le nouveau guerrier légendaire, mais bel et bien le loup blanc mythique revenu à la vie : Amaterasu, déesse du Soleil. Son but sera d'aller libérer les principales figures mythologiques composant l'univers de la religion shintoïste pour bénéficier de leurs pouvoirs divins, avec même quelques rebondissements scénaristiques à la clé. Pour ce faire, Amaterasu est accompagnée d'Issun, une puce peintre qui décuple les pouvoirs magiques de l'animal. Car il s'agit là du principal don de la déesse : d’une simple pression sur B, l'action se fige et est reproduite à l'écran sous la forme d'une estampe japonaise. Pendant ce laps de temps, il incombera au joueur de dessiner d'un coup de pinceau (dirigé via le pointeur de la Wiimote) ce qu'il aimerait modifier sur l'image pour que ceci se répercute dans la réalité. Deuxième coucheSi l'on démarre avec des capacités simples ne permettant qu'un seul type d'utilisation, comme réparer des objets, trancher un ennemi affaibli en deux ou faire apparaître une bombe à retardement, d'autres pouvoirs plus utiles feront leur apparition au fil du jeu. Ainsi, dessiner une bourrasque de vent déclenchera certains mécanismes, déstabilisera des ennemis volants ou soulèvera des tissus sur lesquels on pourra sauter. Mais là où le système de reconnaissance des tracés fonctionnait vraiment bien sur PlayStation 2, un bon temps d'adaptation sera nécessaire pour pouvoir enchaîner sans broncher les mouvements basiques : tracer un trait parfaitement droit avec son bras s'avère plus compliqué qu'il n'y paraît au premier abord. De même, les touches carré et triangle permettant des tracés plus ou moins fins ont disparu, au profit de la distance à laquelle la Wiimote se trouve par rapport à l'écran. Au milieu de l'ambiance sereine du titre, s'y prendre à plusieurs reprises en rouspétant pour un cercle mal reconnu, voilà qui dénote légèrement et qui explique sans doute la possibilité de passer les cut-scenes ajoutée dans cette version. Heureusement, bien qu'un temps d'adaptation soit nécessaire, il est possible de s'en sortir avec un peu de patience. Amaterasu peut également se battre « à la régulière » grâce à diverses armes qu'elle tiendra dans sa gueule ou sur son dos : couteaux, épées, fouets, etc. Toutes sont améliorables, de même que les capacités de la déesse. Pour cela, on agitera la Wiimote, mais un peu plus subtilement qu'à l'accoutumée. En effet, Okami compense son manque d'originalité sur ce point par le fait qu'un combo ne sera rentré à l'écran qu'à condition d'avoir donné de l'élan à la télécommande dans un timing bien précis : on évite par conséquent l'agitation excessive des bras pour tout démolir qui aurait fait tache au vu des nombreux grammes de matière grise que cautionnent les combats. Cependant, lorsqu'on est un dieu bienveillant, tuer des ennemis ne suffit pas à devenir plus fort. On y gagne certes quelques pièces d'or permettant de se payer des cours d'arts martiaux pour obtenir de nouveaux combos ; mais pour augmenter ses caractéristiques principales, il faudra dépenser des points de bonheur. Ces derniers s'obtiennent tout simplement en rendant la vie plus facile aux gens que l'on rencontre : réparer un pont par exemple ravira les villageois, tout comme nourrir quelques animaux affamés. C'est ainsi qu'Amaterasu passera le temps dans des quêtes annexes multiples pour évoluer avant de s'attaquer à un nouveau donjon, se soldant, à la Zelda, par un affrontement avec un boss nécessitant l'utilisation d'une compétence nouvellement acquise. Figures de styleEn sa qualité de déesse, Amaterasu sera immunisée à un petit nombre d'attaques en combat si cette dernière a réussi quelques gros combos. Un procédé qui rend le jeu plus facile mais qui ne nuit pas foncièrement aux batailles, puisque ces dernières brillent avant tout par la petite dose de réflexion qu'elles induisent, notamment à partir de la deuxième moitié du jeu. De plus, on pourra en éviter certaines, les ennemis apparaissant avant d'emmener l'héroïne dans une dimension parallèle un peu vide, mais propice à la castagne. Ainsi, Okami se démarque de la concurrence en proposant un héros divin mais aussi et surtout bienveillant, capable de modeler un monde pas si manichéen à son image. Mais le jeu se construit une identité d'autant plus forte que son aspect graphique lui est propre. Bien que la technique à la base de sa réalisation soit un cel-shading classique aidé par un peu de brouillard apparaissant à longue distance (comme sur PlayStation 2), le design particulier des personnages, les couleurs pastel qui ponctuent l'aventure et les passages rapides en mode sépia lui donnent un cachet bien particulier, soutenu par des musiques traditionnelles nipponnes tantôt relaxantes, tantôt promptement rythmées par des taiko guerriers, eux-mêmes appuyés par des bruitages dans le ton. Quant aux doublages, Okami opte pour des onomatopées propres à chaque personnage croisé, esquivant ainsi l'un des nombreux pièges du RPG. Yato.
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CONCLUSION Les adjectifs ne manquent pas pour définir l'ultime soft de Clover. On aperçoit à l'écran un jeu aussi beau et stylé que dans sa version PlayStation 2, teinté de cel-shading pastel. On y est bercé par un choix cohérent et reposant de musiques traditionnelles nipponnes. A l'intérieur se cache un système original, bien pensé, jouable et qui de plus arrive à se renouveler tout au long des quarante heures de jeu de ce titre reposant. Que l'on ne s'y trompe pas toutefois, l'action est bel et bien au rendez-vous, avec des combats aussi épiques que dynamiques. Rares sont les reproches que l'on peut faire à Okami, mais un léger défaut sort du lot : le plaisir de trancher, ressusciter ou brûler au pinceau n'est pas immédiat et un petit temps d'adaptation sera nécessaire avant de réussir toutes ces actions. De même, si le gameplay en général est bien étudié, les situations de dessin sont parfois sujettes à quelques imprécisions contre certains boss. Si l'on n'est pas rebuté par l'ambiance naïve, peut-être un poil trop enfantine du titre, il n'y a aucune raison pour qu'Okami ne pose pas fièrement à côté d'autres chefs-d’œuvre de la Wii.
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Format |
: DVD |