ENGLISH   |   FRANCAIS
Samedi 6 septembre - Bienvenue
   
puce Mot de passe oublié
puce S'inscrire | Les avantages

No More Heroes

 

Test No More Heroes







Images








20

MAR
2008
Goichi Suda, ou Suda 51 pour les intimes, avait fait grand bruit en présentant Killer7 sur GameCube et PlayStation 2, un trip vidéoludique bien trop violent et même inaccessible pour les uns, une expérience de jeu purement délicieuse pour les autres. En proposant No More Heroes sur Nintendo Wii, Suda 51 et le studio de Grasshopper Manufacture Inc. ont souhaité apporter un titre plus accessible tout en gardant cette touche si particulière qu'est la leur. Travis Touchdown, une nouvelle référence sur Wii ?

United Assassins Association wants you


Travis Touchdown est un otaku. Replié sur lui-même dans sa petite chambre d'hôtel, l'ami Travis trouve la vie tellement ennuyeuse qu'il décide un beau jour de s'offrir un sabre-laser, pardon un beam-katana, acheté via un site d'enchères en ligne. Pourtant notre homme n'est pas un fan de Star Wars loin de là, ses passions se limitent à la lutte mexicaine (la lucha libre) la mode et les pornos. Seulement voilà : pour subvenir à toutes ces passions, trouver de l'argent est vital et pour cela, rien ne vaut le métier d'assassin. Une soirée au Death Match Bar plus tard, Travis Touchdown se retrouve membre de la United Assassins Association et va devoir obéir aux ordres de la provocante Sylvia Christel. Désormais onzième de la liste des meilleurs assassins, Travis comprend très vite qu'il va devoir remonter dans le classement jusqu'à devenir numéro un s'il espère garder la vie sauve, se débarrasser de tous ses concurrents et éventuellement coucher avec Sylvia.

Le calcul est simple, 10 tueurs font 10 chapitres. Le final de chacun d'entre eux correspond donc à la défaite de l'assassin classé devant Travis mais pour avoir le droit d'affronter un autre tueur dans les combats classés, il ne suffit pas de partir d'un point A pour se rendre à un point B. No More Heroes s'articule donc autour de cette fameuse liste de noms, tel celle de La Mariée dans Kill Bill, et va ensuite se diviser en diverses options que sont les missions de combat libre, les jobs et les missions d'assassinat. L'ensemble est minutieusement relié, même si les pistes du scénario du titre sont volontairement brouillées. Le jeu mélange audace vidéoludique et incessants clins d'œil retro-gaming dans une surprenante corrélation où le joueur est à la fois acteur et spectateur. C'est ce juste milieu qui se retrouve dans l'intégralité du soft, qu'il s'agisse d'un job de tondeur de pelouses ou d'une mission d'assassinat dans une école. Cette coordination des éléments de No More Heroes ne doit son succès qu'au talent des développeurs et offre une mise en scène générale tout simplement géniale.

Les boss, car c'est bien là leur statut dans le jeu, bénéficient d'une identité propre à chacun même si certains protagonistes auraient mérité au moins autant d'attention que les autres. Pour pouvoir les affronter il faudra verser à chaque fois une certaine somme d'argent à la belle Sylvia et à l'United Assassins Association. En honnête citoyen, Travis va donc devoir effectuer des petits boulots tous aussi rocambolesques les uns que les autres, on vous laissera le plaisir de les découvrir, ces derniers donnants accès à des combats libres, sortes de défis d'assassinat. En tueur respectueux de son métier, Travis va également se tourner vers des missions d'assassinat, non seulement plus fructueuses monétairement parlant, mais également plus diversifiantes pour notre homme. L'argent durement gagné servira également à faire un tour du côté du labo de Naomi, pour améliorer ou acheter son beam-katana, tout comme il sera possible de se rendre au vidéoclub Beef Head, au magasin de mode Area 51 ou encore à l'édifice Thunder Ryu pour accroître les capacités de notre ami et de son arme.

Santa Destroy, ton univers impitoyable


Dans No More Heroes, le théâtre de vos exploits s'appelle Santa Destroy, une ville baignée par le soleil, à défaut d'être noire de monde. En effet, les rues de la city sont malheureusement assez vides et mis à part quelques piétons imprudents et de trop peu nombreuses voitures, on ne peut pas dire que Santa Destroy grouille de monde, dommage. Pour se rendre au quatre coins de la carte, Travis dispose de son Schpel Tiger, sorte de moto gigantesque dont la conduite est incroyablement rigide. Déambuler sur les routes de Santa Destroy n'est certainement pas le point fort du jeu et l'on se consolera avec les quelques lieux visitables tout aussi stylés que le reste du jeu.

Autant le dire tout de suite, le gameplay du nouveau titre de Grasshopper Manufacture Inc. est à la hauteur de nos attentes. Les attaques au beam-katana s'effectuent par la pression du bouton A, à laquelle s'ajoute une brève direction à effectuer avec la Wiimote pour finaliser l'action. Durant ces mêmes combats, Travis pourra se retrouver arme contre arme et ainsi le joueur devra faire preuve de rapidité pour tourner activement la Wiimote dans un sens. L'arme utilisée par Travis devra être rechargée de temps en temps, en secouant activement le contrôleur de la Wii. De la même manière, les phases de jeu sont truffées d'interactions rendues possibles grâce au couple Nunchuk/Wiimote de la Wii comme renvoyer des balles de base-ball mortelles sur les sbires des boss. Autre élément de cette jouabilité pleine de surprises, la possibilité de déclencher des attaques imparables et mortelles durant un laps de temps très court, un bonus qui prend de multiples formes en s'inspirant de jeux old-school et qui s'obtient de manière aléatoire. Une recette terriblement bonne pour un gameplay qui s'avère aussi riche qu'efficace. Le joueur est sans cesse trimbalé entre le statut de maître du jeu et celui de spectateur semi-actif, une situation qui prend tout son sens dans une mise en scène qui, au risque de se répéter, est tout bonnement excellente.

Dans l'antre de la chambre de Travis Touchdown


Au premier abord, on se dit que No More Heroes n'est certainement pas un titre qui restera dans les annales d'un point de vue graphique. Les premières visites dans les rues désertes, tristounettes et même buggées de Santa Destroy tendent à nous donner raison. Cependant, vaincre le premier boss suffit à se rendre compte que derrière des éléments de décors parfois grossiers et simplistes, se dégage une atmosphère séduisante et même captivante, là encore révélée grâce à une mise en scène digne de productions cinématographiques « Tarantinesques », le combat contre Shinobu étant le parfait exemple. Le tout est donc très stylé, peut-être pas aussi atypique que Killer7 en son temps mais tout de même assez original pour se démarquer des autres productions sur Nintendo Wii. Chaque élément du jeu, de l'écran de chargement à celui du game-over, a bénéficié d'une attention particulière et apporte donc sa pierre à l'édifice esthétique du jeu, un vrai régal.

Côté bande-son la satisfaction est une énième fois au rendez-vous. Les bruitages du sabre-laser non avoué qu'est le beam katana sont assez réussis, tout comme l'ensemble des sons qui émanent des combats et des différents chocs des armes. Les musiques ne sont pas en reste avec un savoureux mélange entre pop, rock et électro qui saura se faire aussi discret qu'indispensable lors des différentes phases de jeu. Les voix anglaises des protagonistes collent plutôt bien à leur personnalité alors que les sous-titres français, de bonne facture, traduisent honnêtement les propos originaux. Le haut-parleur de la Wiimote est même utilisé comme téléphone portable de Travis, sympathique. On n'en attendait pas moins de la part des développeurs pour nous plonger encore plus dans l'ambiance du titre.

Jerem.


8/10
CONCLUSION

No More Heroes tient ses promesses de titre incontournable sur Wii et nous offre une expérience vidéoludique digne de ce nom sur la console de Nintendo. Visuellement unique bien que parfois un peu chiche sur les décors (la ville de Santa Destroy en fait d'ailleurs les frais), le jeu de Grasshopper Manufacture Inc. séduit totalement grâce à une excellente mise en scène parfaitement coordonnée. Le gameplay n'est pas en reste et propose une utilisation intelligente et non-abusive des particularités du couple Wiimote/Nunchuk. Suda 51 livre donc à la Wii l'un des meilleurs titres de sa ludothèque, tout simplement.
LES PLUS
+ Une excellente mise en scène
+ Une jouabilité sans faille et intelligente
+ Des protagonistes de caractère
+ Une ambiance hors-normes
+ Bande-son de qualité
LES MOINS
- Santa Destroy et quelques autres éléments graphiques
- La "censure" de la version Européenne
- Léger manque de variété





Vous ne disposez pas de la version minimale de Flash Player requise
Télécharger Flash Player
INFOS JEU
  Format : DVD
  Localisation : Textes en français uniquement