Test membre de dattebayo, le 01.07.2008
8/10
Un trip ludique unique ! No More Heroes ne possède pas un scénario très complexe mais c'est surtout son univers indescriptible qui nous scotche. Un grand jeu évidemment, culte sans doute, indispensable peut-être pas. En effet, trop de défauts techniques plombent ce jeu au style fracassant : un aliasing omniprésent (faites attention à vos yeux lors de vos promenades urbaines), des ralentissements assez fréquents, du clipping et des bugs de collision crispants. La durée de vie n'est pas non plus exceptionnelle, à moins de faire toutes les quêtes annexes proposées. Enfin, la censure criminelle dénature partiellement l'expérience de jeu. Cependant, si vous désirez vous prendre une décharge électrique, ruez-vous sur ce jeu signé Suda 51 (ou attendez sa suite) !
Test membre de Skelfos, le 03.07.2008
10/10
10/10. "Facile", me diriez-vous. Mais j'avoue, je suis sous le charme de ce jeu qui, au départ, ne pouvait pas prétendre à une telle appréciation de ma part.
C'est par ses graphismes que le soft de Grasshopper Manufactures n'intéressait presque personne dès son annonce. En mouvement, l'avis change. Oui, c'est moche, mais c'est le style qui le veut, c'est un véritable bras d'honneur à cette génération de consoles qui ne jure que par la beauté d'un jeu. C'est fait exprès, et c'est d'ailleurs ce qui fait tout le charme du jeu. En effet, les effets de lumière et d'ombre sont réduits à des polygones grossiers, mais caractérisent encore plus les personnages du jeu, tous aussi charismatiques que Travis Touchdown, l'anti-héros que l'on incarne. Et au lieu d'un déluge de couleurs, on voit des couleurs fades, parfois inexpressives, mais qui nous replongent même dans l'époque de la PlayStation (design). Ce côté rétro est aussi assumé, le 8-Bits étant présent (compte à rebours et carte). Je lui reproche juste d'être composé d'une ville aussi vide, dont la grandeur n'est que superficielle car peu de bâtiments sont importants.
Hommage au jeu vidéo donc (vous verrez par vous-même), mais aussi hommage à toutes les autres cultures d'aujourd'hui. Cinéma (références à Star Wars (la plus visible), à Kill Bill, aux westerns, au policier, etc...), musique (quelques thèmes sympathiques et une grosse musique dans le style de la pop japonaise), la mode vestimentaire (achats d'habits loufoques), sport (baseball, football américain et catch), manga (la chambre de Travis) et Punk, ce mouvement contre toutes les traditions en privilégiant toute l'expression décalé de la liberté de culture et de musique. On retrouve ce dernier dans certaines situations délirantes qui rappellent que l'on joue à un jeu et que l'on est joueur (surtout à la fin du jeu), nous sommes alors conscients que nous nous identifions à cet otaku dégénéré. Pour résumer simplement, il suffit d'avoir joué à Metal Gear Solid pour comprendre cette psychologie.
No More Heroes est un jeu Wii, et qui dit Wii dit Wiimote. De ce côté-là, on pouvait craindre alors une maniabilité bâclée comme 95% des standards de la console. Et bien non! Ce n'est pas Twilight Princess avec ses faux mouvements programmés: on matraque le bouton A (référence aux beat'em all) et l'angle des coups dépend du positionnement de la Wiimote (haut ou bas). Pour achever l'adversaire, il faudra faire un geste dont le sens dépend de la flèche à l'écran, et là, c'est encore parfait. On s'immerge parfaitement, car c'est vraiment très précis (enfin de la vraie détection de mouvements: quand c'est à droite, c'est à droite et pas à gauche!) les combats sont intenses et le plaisir de jouer est là. Dans diverses situations, les capacités gyroscopiques des manettes sont bien utilisées et assez nombreuses (ni trop, ni trop peu). Par contre, les phases en moto sont parfois imprécises, dommage. Heureusement, elles servent juste à se déplacer.
No More Heroes assume aussi son côté répétitif, mais que voulez-vous: c'est un beat'em all GTA-Like. Ainsi, vous enchaînez les missions en tranchant vos ennemis, vous arrivez face à un boss (charismatique) souvent coriace mais vous arrivez à lui régler son compte. Et vous arrivez à la fin du jeu, le scénario devient attachant tout en étant toujours aussi drôle et décalé… Mais ce n’est pas fini, le jeu est rejouable pour la quête du 100%. C’est une toute nouvelle partie avec vos objets d’avant, mais le charme est toujours présent, cool.
Drôle. Décalé. Jouissif. Long. Sombre. Attachant. Personnages charismatiques. Hommages et clins d’œil. Moche. Maniable. Wiimote bien exploitée. Rétro. Old-school. Toute l'ambiance du jeu vous mettra une claque monumentale, changeant votre vie de joueur, autant qu'incarner un geek qui nous ressemble.
BEST.GAME.Wii.EVER, assurément! Merci Suda51.
La censure européenne gâche tout: les effets graphiques du sang sont excellents. Il y a toujours les insultes, c'est déjà ça.