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God of War : Chains of Olympus

 

Test God of War : Chains of Olympus







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17

AVR
2008
Après deux épisodes sur PS2 l’ayant propulsé au panthéon des héros les plus charismatiques, Kratos envahit pour la première fois la PlayStation Portable avec God of War : Chains of Olympus. Développé non plus par David Jaffe et son studio de Santa Monica, cette suite est l’œuvre de Ready at Dawn Studios, déjà fortement remarqué sur PSP avec l’excellent Daxter. Nouvelle adaptation d’une licence forte et nouveau défi pour le studio américain, chargé de rendre hommage à l’un des beat’em all les plus en vue de ces trois dernières années.

Violence Kratos


Transposer God of War sur PSP, ses animations détaillées, ses environnements extravagants et ses protagonistes mégalos n’est pas une mince affaire. Aux limites techniques de la console s’ajoute la petitesse de l’écran mais surtout un nombre de touches en baisse. D’un point de vue purement technique, God of War : Chains of Olympus est une grande réussite. Jamais un titre n’aura poussé aussi loin la console de Sony, qui d’ailleurs crache à de nombreuses reprises ses tripes et le fait sentir par de gros ralentissements. Fort heureusement ces soucis n’interviennent presque jamais en combat. C’est plus la grandeur des décors et les angles de caméra lointains qui fatiguent le faible processeur de la machine. Cette réalisation d’exception met le joueur dans les meilleures conditions possibles pour aborder le scénario du jeu, toujours aussi maigre. Situé antérieurement aux deux épisodes PS2, Chains of Olympus se joue avec un Kratos toujours esclave des dieux mais encore loin de la bête inhumaine connue. Il faut dire qu’il n’y a pas mieux que les hallucinations rappelant l’époque où il se la coulait douce avec madame et leur fille pour jouer sur la corde sensible de son côté humain. Mais qu’importe finalement pourvu que les monstres soient tranchés dans un fracas d’armes blanches et de magie.

De ce point de vue là, God of War reste God of War. Kratos enchaîne les combats par paquets de douze avec de nombreux ennemis différents. Du soldat Perse qui s’embroche aussi facilement qu’un apéricube à la sorcière aussi vicieuse qu’une maîtresse masochiste, le casting est varié et plutôt réussi. Les adversaires les plus coriaces demandent toujours d’être saignés un bon coup avant que Kratos puisse user d’un de ses « finish him » olympiques. Une séquence de Quick Time Event, utilisant aussi bien les boutons que le stick analogique, dont la réussite est fatale à l’ennemi qui finit bien souvent en plusieurs morceaux.

Une athée n’a rien d’un amorphe


Orbes rouges, bleues et vertes sont elles aussi au rendez-vous, dans le rôle qu’on leur connaît. En collectant ces lueurs rouges le joueur peut ensuite librement débloquer de nouvelles capacités de Kratos, tandis qu’orbes blues et vertes restaurent magie et vie. Le gameplay de la série s’enrichit d’ailleurs de quelques nouveautés bienvenues comme le gant de Zeus à la puissance aussi démesurée que sa taille, idéal pour détruire les boucliers de certains ennemis. La pléiade de différents coups et magies que Kratos peut utiliser s’exécute sans trop de soucis et ce malgré l’absence d’un second stick analogique et de deux paires de gachettes. La roulade s’effectue en combinant les deux gâchettes et un bouton, tout comme l’ensemble des techniques qui varient en fonction du combo gâchette + touche de façade.

Bien que la difficulté soit toujours présente, God of War : Chains of Olympus est sans doute le moins étincelant de la série. Il faut faire avec peu de réels moments de bravoures anthologiques, tout juste des combats jouissifs à souhait comme la série nous en a habituée. Une poignée de gros boss bien méchants marquent tout de même l’aventure mais ceux-ci se comptent sur les doigts d’une main. Avec une fin qui pointe le bout de sa lame après six heures de jeu, Chains of Olympus est d’ailleurs très court. Trop pour les standards de la série mais peut-être déjà pas assez pour la PSP et son UMD quand on est témoin de ses chutes de frame rate impressionnantes. Les différents niveaux de difficulté et le mode bonus challenge d'Hadès rehaussent quelque peu les perspectives du joueur mais il s’agit là plus du chant du signe qu’autre chose.

Xzyl.


7/10
CONCLUSION

Pour son passage sur PSP, God of War : Chains of Olympus ne laisse presque rien au hasard. Les principales mécaniques de la série ; ses combats à outrance que l’on enchaîne avec plaisir, ses décors démesurés et son Kratos beau comme un Dieu répondent présents. L’ensemble reste néanmoins terni par une durée de vie très short et un côté spectacle qui s’est un peu perdu dans la transition, comme en témoignent le faible nombre de boss marquants. Les fans des deux premiers opus resteront donc un peu sur leur faim, mais difficile de résister à un nouvel appel de l’esclave des Dieux. Sacrément bon mais aussi sacrément court, God of War : Chains of Olympus reste une valeur sure du genre, surtout sur PSP, et une bonne occasion pour éventuellement découvrir la série.
LES PLUS
+ Graphiquement au top
+ Toujours aussi bon d’incarner Kratos
+ Tout l’univers God of War entre les mains
+ Un bon moyen de s’initier à la série pour certains
LES MOINS
- Bien trop court
- Manque de boss
- Le moins marquant de la série





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