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Resistance 2

 

Test Resistance 2







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25

NOV
2008
Nouvelle licence apparue en même temps que la PlayStation 3, Resistance avait bénéficié d’un accueil chaleureux malgré des défauts évidents. Aujourd’hui devenue une carte maîtresse du catalogue d’exclusivités Sony, la série accueille un second épisode attendu au tournant. Les développeurs de chez Insomniac Games ont-ils réussi à élever l’expérience proposée ou Resistance 2 constitue-t-il un énième FPS de plus ?

Sur Terre, tout le monde entendra crier une Chimère


Resistance, c’est un avant tout un univers atypique dans lequel la Seconde Guerre mondiale n’a pas existé. En lieu et place, des scientifiques russes ont relâché un virus extrêmement dangereux faisant des millions de morts de par l’Europe. Alors que débute ce second épisode, Nathan Hale, déjà protagoniste de Fall of Man, se retrouve à fuir le continent pour les États-Unis, dernier lieu encore épargné par l’invasion. Fini donc l’environnement grisâtre du Royaume-Uni du milieu du 20ème siècle, Resistance 2 offre une aventure à base de décors américains des années 50. Autant le dire tout de suite, le côté kitsch de la chose est très agréable et le travail général fait par les développeurs sur l’ambiance est un plus non négligeable. Il est même évident que l’équipe en charge du titre s’est grandement inspirée de références du genre, certains passages ayant une petite touche Half-Life, voire même Left 4 Dead, si l’on pousse le vice au maximum. En fait, Resistance 2 joue avec une certaine réussite avec les codes du FPS. Des moments de shoot intenses sont alternés avec des phases plus propices au tir de précision, tandis que d’autres passages jouent surtout sur la surprise avec des chimères invisibles pouvant apparaître à tout moment.

Le revers de la médaille avec cet enchaînement de codes déjà maintes fois vus et revus, c’est que Resistance 2 ne présente pas grand-chose d’extraordinaire pour les habitués des FPS. Les développeurs ont pourtant très clairement joué la carte de la démesure dans ce second opus, à coups de monstres gigantesques et d’explosions en veux-tu en voilà. Mais au final, le joueur ne se prend à aucun moment une claque. Le plaisir de parcourir l’aventure solo est en plus entaché par une progression par l’échec assez éreintante, pour ne pas dire énervante. Les forces chimèriennes ont en effet tendance à faire extrêmement mal, au point de tuer parfois d’un seul coup le joueur. Les indications de points de santé ont d’ailleurs été quelque peu chamboulées depuis Fall of Man et adoptent désormais un système à la Call of Duty - pas vraiment plus pratique - sans aucun autre signal que la rougeur de l’écran et le souffle de Nathan.

Les Chimères font d’autant plus mal qu’elles ne sont diablement pas bêtes. Elles n’hésitent pas à se mettre à couvert quand nécessaire, à venir directement au corps à corps si le joueur reste trop longtemps planqué ou à lancer divers types de grenades extrêmement douloureuses. Au fil de la campagne, les ennemis se font de plus en plus coriaces et puissants, avec des armes capables de tirer à travers la matière et autres joyeusetés du genre. Le joueur peut bien sûr prendre à tout moment l’arsenal adverse, mais Nathan est désormais limité à deux armes, obligeant du coup à faire des choix drastiques. Tous ces éléments font donc de Resistance 2 un titre plus difficile que le premier, ce qui devrait plaire aux amateurs de challenges, mais qui devrait aussi et surtout énerver plus d’un joueur par moment.

Grandeur et décadence


On l’a dit, Resistance 2 joue très clairement la carte de la démesure. Des monstres plus grands que des buildings, des vaisseaux par dizaines dans le ciel, des tonnes d’explosions au fil de l’aventure, le titre d’ Insomniac Games sait se montrer généreux. Avec aucune baisse de frame rate, malgré parfois un nombre important d’éléments affichés à l’écran, il le fait même relativement bien. Du reste, Resistance 2 n’est pas non plus un cador affichant une plastique démentielle, ce serait même plutôt le contraire avec ses environnements la plupart du temps clos, des textures parfois grossières et une linéarité certaine. On pourrait même dire que le titre est un vieux de la vieille tant certains artifices pour contenir le joueur dans une petite zone frôlent le ridicule. Heureusement, il y a aussi des points plus positifs, comme les différents environnements variés que l’on parcourt.

En fait, le problème majeur de la technique de Resistance 2 est d’être inconstante. On enchaine parfois les décors franchement jolis avec des zones d’une banalité affligeante, loin d’être aussi travaillées que les autres. Niveau bande-son, le doublage français est de qualité mais les musiques sont transparentes, au contraire des bruitages qui mettent bien dans l’ambiance. Resistance 2 reste donc satisfaisant techniquement parlant, mais ne se distingue pas non plus de la masse des FPS tournant sur console.

Un 60 neuf en multi


A côté d’une campagne solo efficace mais finalement quelconque, c’est surtout sur ses nombreux modes multijoueurs que repose Resistance 2. Jouables jusqu’à soixante en simultané, ces derniers offrent toute la panoplie que l’on est en droit d’attendre d’un FPS avec des versions maison de Deathmatchs, Team deathmatchs et autres Capture the flag. Le mode Skirmish est sans conteste le plus intéressant puisqu’il divise les protagonistes en escouades de cinq joueurs avec différents objectifs à remplir. Forcément, à trente contre trente, ce mode prend facilement son envol quand on joue le jeu. Il faut d’ailleurs noter que l’on ne choisit pas seulement sa race (Humain ou Chimère), mais aussi sa classe. Trois sont présentes, entre le soldat, les forces spéciales et le médecin, l’un pouvant par exemple donner des munitions quand l’autre est plus résistant. Le système d’expérience, les équipements à débloquer et la qualité des maps n’auront ensuite pas trop de mal à convaincre les derniers indécis.

Enfin, cerise sur le gâteau, Resistance 2 propose également un mode coopération pour se faire une campagne inédite entre huit frères d’armes. Dans six missions aux objectifs divers et variés, il est une fois de plus question de repousser l’invasion des Chimères, en ayant ici le système de classes des modes compétitifs. Les monstres d’envergure sont suffisamment nombreux pour obliger le groupe de joueurs à ne pas foncer tête baissée, une bonne chose. Hélas courte, la campagne en coopération reste un bon moyen de varier les heures sur Resistance 2 et d’allonger sensiblement la durée de vie du titre. De ce point de vue là, le titre d’ Insomniac Games est vraiment bon, tout du moins si le joueur accroche à l’univers, avec une dizaine d’heures pour le solo et de très nombreuses autres avec l’aide du monde entier.

Xzyl.


7/10
CONCLUSION

Si Resistance 2 remplit au final son contrat, on regrette tout de même qu’il n’en fasse pas plus et qu’il se contente de reprendre des ficelles déjà tirées ailleurs. Comme c’était le cas avec son ainé, le mode solo de Resistance 2 n’a rien d’extraordinaire et ne laissera qu’une impression périssable aux gros consommateurs du genre. Efficace à défaut de réellement éblouir, Resistance 2 conjugue néanmoins avec réussite son ambiance travaillée et un multijoueur généreux. La durée de vie de l’ensemble en sort suffisamment gonflée pour être recommandable, d’autant que le titre offre une sympathique campagne à jouer à huit en coopération. Pas un chef-d’œuvre donc, mais un jeu suffisamment solide pour être une valeur sûre de la PlayStation 3.
LES PLUS
+ L’ambiance
+ Riche en action
+ La démesure de certaines rares séquences
+ Le mode multi jusqu’à 60 joueurs
+ Le mode coop jusqu’à huit joueurs
LES MOINS
- Progression par l’échec regrettable
- Campagne solo finalement quelconque
- Une alternance entre le bon et le moins bon techniquement





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