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![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 25JUI2008
Après la troisième adaptation estampillée Tenkaichi du manga d'Akira Toriyama, Dragon Ball Z change de cap et délaisse Spike Co. Ltd. et son ultime édition à laquelle presque rien ne manquait pour un retour aux sources mené par Dimps, à l'origine des épisodes Budokai. On retourne donc du côté du jeu de combat classique plutôt que de rempiler pour un nouveau « simulateur » de Dragon Ball Z, plus complet mais plus ardu à prendre en main. D'une évolution optant pour un retour aux sources, il n'y a qu'un pas à franchir pour tomber dans la régression pure et simple.
Dragon Ball un peu limite...Une vingtaine de personnages jouables ne couvrant la série que jusqu'aux Jeux de Cell, voilà ce qui choque après avoir fini en une courte après-midi un mode Saga pas spécialement fidèle à la série. Devant la surenchère des derniers épisodes, on aurait pu espérer un peu mieux de cet opus Burst Limit qui, comme ses prédécesseurs, se déclinera sûrement en plusieurs volets dont le casting et les modes de jeu finiront bien par s'étoffer un peu. En dehors de l'aventure principale censurée, quelques défis plutôt classiques, un mode versus et un mode entraînement viendront compléter l'ensemble. Après un rapide tutorial pour éviter de tâtonner à la recherche de mouvements aussi importants que les téléportations ou encore les follow-ups lors d'un combo, on se rend compte que la liste des coups des personnages amène son lot de joies et de déceptions. Quasi-identique pour chaque protagoniste, elle comblera les habitués de la série et les novices en la matière, qui retrouveront le système des anciens épisodes : un bouton pour les attaques légères, un autre pour les puissantes. S'ajoutent à cela une touche correspondant aux attaques énergétiques et une autre à la garde. Déception toutefois pour les puristes qui seront déçus par la simplicité des mouvements de base, se limitant à une succession de petits coups pour finir sur un plus gros, en y associant (ou non) une direction. Ces derniers apprécieront toutefois l'importance redonnée à l'esquive latérale et le fait que les propriétés de chaque coup soient présentes dans la command list et accessibles en mettant une partie d'un enchainement en surbrillance - bien qu'il manque encore de nombreuses informations importantes. On appréciera néanmoins qu'à l'écran, les coups des personnages diffèrent vraiment de l'un à l'autre, contrairement à ce qu'il se passe au niveau du pad. Quoi qu'il en soit, tout est fait pour que le fan - des précédents épisodes ou de la série - s'amuse immédiatement. Les gâchettes ne sont pas en reste et ont toutes leur utilité. Avec sa jauge de Ki pleine, laquelle se remplit d'ailleurs automatiquement et plus rapidement, le personnage peut entrer en mode Aura grâce à l'une des touches supérieures pour lancer des attaques dévastatrices, que l'on peut sortir par une simple pression sur une autre gâchette. Une troisième est attribuée aux prises ou aux transformations suivant la distance à laquelle on se trouve de l'adversaire, et une dernière sert à augmenter la puissance des coups ou à se téléporter derrière l'ennemi à la fin d'un enchaînement pour continuer à le frapper. ... donc un peu les Dragon boulesEn bref, mis à part le bouton dédié au follow-up et la nouvelle gestion de la barre de Ki, rendant d'ailleurs les combats plus pêchus, rien ne viendra troubler la quiétude des habitués de Budokai. La garde peut toujours être utilisée de trois manières différentes : on peut bloquer en maintenant la touche correspondante enfoncée, esquiver en appuyant juste avant de se prendre un coup et contre-attaquer en l'associant à la flèche avant, moyennant un peu de son Ki. Toutefois, la principale innovation du titre vient des cut-scenes venant troubler le cours des matchs. Si le jeu est une petite réussite graphique, de par son cel-shading très fin et ses héros à l'animation finalement meilleure que celle de la série télé, la pêche de l'ensemble se voit magnifiée par ces coupures scénarisées dont l'intérêt n'est pas uniquement visuel. En effet, en connaissant non seulement les siennes mais aussi celles de l'adversaire ainsi que leurs déclencheurs, on se retrouve à essayer d'éviter certaines phases de jeu ou à provoquer son propre désavantage pour bénéficier des bonus correspondants. Ces dernières se débloquent via le mode Saga et se rapportent aux personnages que l'on doit choisir en tant que binôme avant le début d'un match. Même si leurs effets sont moins variés qu'on aurait pu le croire, les parties gagnent un petit plus stratégique grâce à ce choix de cinématiques couplé à la sélection de son attaque ultime. Ces scènes arrivent donc à point nommé pour relever l'intérêt des combats, qui proposent le strict minimum pour créer quelques mind games contre un adversaire humain. Mais, bien qu'assurant le spectacle, ces dernières sont vite assimilées, l'envie de les passer finit par surgir et l'on se rend alors compte que c'est impossible. Force est donc d'admettre que Dragon Ball Z : Burst Limit manque clairement de finition sur de nombreux points. L'impossibilité de lancer un match retour immédiatement en mode deux joueurs, par exemple, en est la preuve, puisque l'on sera obligé de subir des temps de chargement pour un match pourtant identique en tous points. Enfin et comme d'habitude, diront certains, les musiques ne sont pas celles de l'anime, bien que composées par l'auteur de la bande-son de la série télé. D'un autre côté, les bruitages originaux et certains plans de caméra replongent tout droit le joueur dans l'univers du manga. Yato.
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CONCLUSION Le manque évident de respect du joueur dont fait preuve ce Dragon Ball Z : Burst Limit laisse avant tout une impression mitigée. Avec son casting réduit, un gameplay réchauffé en grande partie et un réel manque de finition, on ne peut que s'indigner devant le potentiel de suites faciles que Namco Bandai Games se garde sous le coude. Toutefois, il serait faux de dire de ce nouveau Dragon Ball qu'il s'agit d'un mauvais jeu et c'est bien là le pire. Le système de combat a fait ses preuves et apporte une petite touche d'originalité en sus d'une orientation quelque peu différente misant sur l'agression. Vraiment impressionnant graphiquement, le jeu surpasse la série télé : ne manquent plus que les musiques originales pour remettre en scène ses épisodes préférés. D'autant plus que les cut-scenes de combat, qui s'avèrent être un vrai petit ajout stratégique en sus d'un autre élément tape-à-l’œil, maintiennent la pêche des combats. Mais, une fois n'est pas coutume, on ne saurait que trop conseiller d'attendre la sortie de l'ultime épisode de cette nouvelle licence, à moins d'être un fan inconditionnel de la série, un gamer richissime ou, à fortiori, un pigeon potentiel.
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Format |
: Blu-Ray |
Localisation |
: Textes en français uniquement |