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![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 28FEV2008
C'est à présent chose faite, Dante a droit à son épisode HD et est pour le coup accompagné du jeune et fougueux Nero. Les deux protagonistes se ressemblent comme deux gouttes d'eau, rivalisant de style et de répliques bien senties alors qu'ils tranchent du monstre sans même s'en rendre compte. C'est bien là toute la problématique de Devil May Cry 4 : constitue-t-il un véritable nouvel épisode ou simplement des situations de plus pour étaler sa classe et quelques décamètres de boyaux ?
Come on !Les bases du scénario sont dévoilées dans une intro destinée à en mettre plein la vue. On y découvre Nero, grand adolescent doté d'un bras aux pouvoirs démoniaques, aux prises avec quelques démons. Il se hâte afin d'atteindre la cathédrale du coin avant que Kyrie, sa sœur par adoption avec qui il entretient une relation aux contours assez flous, n'ait fini son récital. S'ensuit un sermon de sa Sainteté Sanctus qui, quelques instants plus tard, meurt d'une balle entre les deux yeux après l'entrée fracassante de Dante. L'histoire présente quelques rebondissements sympathiques bien qu'assez convenus mais dans l'ensemble, les dialogues sous-titrés dans un français bourré de fautes d'accords ne sont pas le principal intérêt du jeu. Bien au contraire, tout repose sur l'aspect visuel et le style. Ainsi, Nero est là pour en découdre et impressionne par sa violence alors que Dante se trouve sur le lieu de l'aventure pour une énième mission et joue les frimeurs blasés. Un duo de choc qui se castagne et se vanne en permanence, il n'en faut pas plus pour instaurer une atmosphère propice à l'amusement bien que tout à fait classique pour un Devil May Cry. Smoking Sick StylishCe qui est sûr, c'est qu'il va falloir sérieusement se mettre aux combos et esquiver en rythme si l'on souhaite avoir à sa disposition un personnage correct. Non seulement le titre s'avère relativement difficile, mais le système de points d'expérience a de plus été changé. Si auparavant chaque coffre ou élément du décor que vous détruisiez vous rapportait de quoi améliorer vos techniques, cela n’est plus le cas ici. Les fameuses orbes rouges que vous récoltez en tuant vos ennemis ne servent à présent plus que de vulgaire monnaie pour acheter des potions et de quoi agrandir vos barres de vie ou de magie. En ce qui concerne vos attaques, ce sont maintenant des points d'Âme Fière qui vous seront demandés pour vous en procurer de nouvelles. Comment en obtient-on ? Tout simplement en finissant chaque niveau en un temps record tout en en dénichant les secrets et en combattant de façon stylée avec moult combos à rallonge. Toutefois, vos points d'expérience ne seront à présent plus dépensés de manière définitive. Vous pourrez les retirer et les réattribuer entre chaque mission ou à chaque magasin que vous rencontrerez. Un ajout de gameplay vraiment bienvenu qui permettra d'adapter son personnage aux situations pour engranger encore plus de points de style. En effet, bien que les ennemis vraiment originaux que vous rencontrerez ne soient pas nombreux, ils devront heureusement être détruits d'une manière différente si l'on souhaite rester un tant soit peu efficace. Vos séries d'attaques sont toujours notées à l'anglaise, D étant le score le plus mauvais et SSS signifiant que vous maîtrisez carrément votre sujet. Obtenir un double S vous demandera déjà une bonne maîtrise de chacun des deux personnages proposés. Heureusement du point de vue du gameplay, les deux héros sont assez différents à jouer. En ce qui concerne Nero, c'est en sa compagnie et celle du Devil Bringer, le bras possédé cité plus haut, que l'on enchaînera les onze premières missions du jeu. Le membre en question a pour principal effet de permettre des choppes en plein combat. On pourrait croire que ces dernières n'apportent pas grand-chose au jeu, mais ce n'est pas le cas : l'ajout de cette fonction a permis aux développeurs de diversifier les façons de venir à bout de ses opposants. Ainsi, on aura besoin du Devil Bringer pour mettre ses adversaires à terre, leur retirer la cape maléfique qui les protège, les envoyer à la figure d'un autre ou encore infliger une cut-scene dévastatrice à un boss après l'avoir mis en difficulté. Le fin du fin réside bien sûr dans le fait de s'agripper aux ennemis pour leur passer dans le dos ou encore les ramener vers soi, que ce soit en l'air ou au sol, s'ils sont légers. Pour finir, Nero possède une épée équipée d'un moteur que l'on pourra charger sur trois paliers différents pour des attaques encore plus destructrices. Tous ces points sont d'ailleurs expliqués au fil du jeu via un tutorial. On ne pourra par contre pas en dire autant de Dante. On prévient le joueur que quatre styles de combat sont disponibles (un cinquième sera à débloquer) mais aucun n'est détaillé par la suite. Il faudra donc aller fouiner dans la galerie du jeu si l'on veut obtenir des informations vitales sur les nombreuses capacités du chasseur de démons, à moins que l'on connaisse déjà Devil May Cry 3. Contrairement à ce dernier, le changement de style se fait à présent en plein jeu par le biais d'une direction de la croix directionnelle et le changement d'arme s’effectue de la même manière via une gâchette. On retrouve donc les quatre types de comportement du héros, à savoir Trickstyle (esquives, déplacements), Gunslinger (armes à feu plus efficaces, tirs dans deux directions différentes), Swordmaster (de longs combos à l'épée en perspective) et Royal Guard (permettant une attitude défensive). Niveau armes à feu, ce sera également la fête avec une belle surprise en guise de finish, la mallette étrangement nommée Pandora. Bien moins expéditif que Nero, Dante est donc également bien plus complexe mais permet des notes élevées en un temps record une fois maîtrisé. Mais... quoi de neuf, docteur ?Tous ces ajouts de gameplay une fois étalés, force est de constater que rien de vraiment original ne fait son apparition. Quelques nouvelles formations ennemies vous donneront du fil à retordre alors que les nouveaux boss promettent sans mauvais jeu de mots des combats dantesques. Il semblerait d'ailleurs que le jeu ait définitivement fait une marque de fabrique de cette difficulté au-delà de la norme, pour le plus grand bonheur des habitués de la série. Les débutants profiteront de la mise en scène aux petits ognons du titre via un mode « humain » et le système de combos réglé sur « automatique ». Pour les autres, bien qu'une grosse dizaine d'heures permette sans trop de mal d'arriver au bout de Devil May Cry 4 en mode « Chasseur de démons », les niveaux de difficulté qui suivent sont tout simplement réservés aux durs, aux vrais tatoués du jeu vidéo. Un classement en ligne par mission, pour l'instant largement dominé par les joueurs nippons, permettra d'ailleurs de faire état de ses cicatrices de guerre. Les niveaux, bien que se déroulant dans des environnements variés, sentent quelque peu la redite (notamment la forêt aux nombreux couloirs qu'il faut emprunter dans un certain ordre sous peine de mauvaises rencontres) et le syndrome Silent Hill 4 qui frappe la deuxième moitié du jeu déplaît carrément. En effet passée la onzième mission, voilà le joueur parti pour refaire le jeu en sens inverse avec Dante. Heureusement que le niveau de difficulté grimpe en flèche à partir de cet instant pour relancer ce que l'on peut considérer comme une très mauvaise blague. D'autant plus que vous affronterez les mêmes boss sur le chemin du retour, tout simplement décevant. Mais le fait est que l'on s'amuse énormément et que l'on en prend plein les yeux et les oreilles, avec toutefois un léger bémol quant aux graphismes. Les consoles actuelles peuvent faire mieux que cela au niveau des détails sur les visages et seuls le grain de peau usé de Sanctus et le manteau de Nero rendent véritablement hommage aux supports. Mais au vu de la mise en scène du titre et de sa fluidité, de l'absence complète de baisses de framerate ou de ses temps de chargement ridicules, on peut sans aucun remord lui pardonner l'aliasing visible de temps en temps mais omniprésent sur les ombres portées. Un défaut présent depuis le premier épisode, à l'image des changements subits de point de vue perdant un peu le joueur. Dommage d'ailleurs, puisque les caméras mobiles peuvent être déplacées par le joueur lui-même et en prime, sans être complètement imbéciles. Un vrai plus pour un jeu du genre. Pour l'aspect sonore, il vous faudra par contre être amateur de metal bien baveux, d'autant plus que deux uniques morceaux pas forcément entraînants accompagneront les combats respectifs des deux héros, boss et autres situations inhabituelles non compris heureusement. Mais le reste est plus que satisfaisant avec une ambiance sonore pleine de petits détails, de minuscules bruits que l'on croit venir de loin. Et même si, à l'image du reste du titre, certains effets sont restés inchangés depuis le premier épisode (tendez l'oreille quand vous sautez), on ne peut qu'applaudir à tout rompre la performance de quelques-uns des comédiens ayant prêté leur voix aux personnages. Mention spéciale à Nero qui flanquera des frissons à plus d'un joueur sensible alors qu'il hurle le nom de Kyrie avant de fondre en larmes. Yato.
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CONCLUSION Pas grand chose à redire, Devil May Cry réussit avec brio son passage sur les consoles de salon actuelles. Le titre réunit l'ensemble des ingrédients qui ont fait le succès de la série, avec des combats aussi techniques que rythmés et une réalisation aux petits oignons. Classe et style s'associent donc une fois de plus, mais pour conter une histoire sans réelle saveur qui se permet de faire parcourir deux fois chaque niveau, heureusement variés et intéressants. L'aventure s'avère difficile et l'on ne crachera pas sur les possibilités du Devil Bringer de Nero et les évolutions de Dante. Toutefois, pas de véritable révolution pour ce Devil May Cry 4 qui se hisse une fois encore au-dessus de ses prédécesseurs et alimentera vos souvenirs de gamer avec de nouvelles scènes cultes mais qui, dans le fond, ne surprendra personne. En attendait-on plus ? Comme un gros film d'action, Devil May Cry 4 se laisse très agréablement jouer et regarder. Ceux qui n'ont encore jamais goûté aux aventures du chasseur de démons en manteau rouge pourront même rajouter un point à sa note.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Prix lancement |
: 69,99€ | Acheter |
Format |
: Blu-Ray |
Localisation |
: Textes en français uniquement |
Espace disque |
: 4838 Mo |
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Manette PS3 DualShock... La manette analogique DualShock 3 pour PlayStation 3... |