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![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 07MAI2008
Dans le genre action, il y a des titres qui passent inaperçus et d'autres qui tentent comme ils le peuvent de sortir du lot. Dark Sector fait partie de cette catégorie et ne cache que très peu ses influences avec toutefois, une touche d'originalité introduite par un seul objet. Faire reposer le concept d'un jeu sur une arme de poing pourrait ressembler à un pari assez risqué des développeurs de Digital Extremes. Dark Sector, un soft à double tranchant ?
Une infection et ça repartLorsqu'il est envoyé par ses supérieurs pour mettre à mal un terroriste d'Europe de l'Est ex-général de l'Armée Rouge, Hayden Tenno ne s'attendait certainement pas à être confronté à un secret mortel qui ère depuis la Guerre Froide. Une mauvaise rencontre plus tard, notre ami se retrouve infecté par un virus dont les effets seront progressifs et qui prendra possession du bras droit de son bras droit pour lui attribuer un pouvoir, celui de contrôler le Glaive. Une arme redoutable qui va se révéler de plus en plus puissante au fil des chapitres du jeu, garantissant ainsi une certaine évolution dans le gameplay et ce, quasiment jusqu'au bout de l'aventure. Et pas seulement, puisque maîtriser le Glaive va s'avérer être la pièce maitresse d'un jeu en manque d'identité propre. Puisant ça et là des idées pour faire évoluer le joueur dans une histoire pas transcendante mais assez solide pour qu'on s'y intéresse, Dark Sector joue un jeu dangereux qu'il tente de manier tout au long de la douzaine d'heures qui attend le joueur. Aime le Glaive et le Glaive t'aideraL'infection d'Hayden est en quelque sorte le fil rouge du jeu. Très vite, cette dernière fait apparaître une arme de forme ronde à la maniabilité d'un boomerang et au tranchant redoutable. Appelé le Glaive, cet objet se révèle juste utile, dans un premier temps, pour infliger de graves blessures aux ennemis. Puis le joueur découvre une nouvelle façon de le lancer afin d'en faire une arme mortelle, avant d'apprendre à le contrôler grâce au Sixaxis de la manette PlayStation 3 et de s'en servir comme outil pour débloquer des mécanismes. Ainsi, il est possible d'envoyer le Glaive à travers le feu ou un courant électrique, par exemple, pour qu'il absorbe l'une de ces énergies afin de la répandre ensuite à une cible bien précise. Brûler une substance pour se frayer un chemin, débloquer une porte en lui infligeant un choc électrique ou encore geler une surface pour pouvoir y marcher, autant d'actions que l'on répétera assez souvent dans le jeu et qui nous obligent à utiliser ce Glaive de manière diversifiée. Ces phases de jeu nécessiteront assez souvent de prendre le contrôle de l'arme pour l'orienter vers des points précis, sympathique. D'autant plus que cette visée manuelle peut être utilisée pour le simple plaisir de découper des parties corporelles précises de nos ennemis, un indéniable moment de plaisir. Dark Sector est donc totalement voué à son Glaive. A tel point que le jeu piétine de médiocrité lorsque l'arme en question se fait absente. Mieux encore, les développeurs n'ont pas hésité à « brider » l'arsenal de l'ennemi en incluant une sécurité qui oblige Hayden à lâcher une arme récupérée au bout d'une quinzaine de secondes avant que cette dernière n'explose. Malin. Fort heureusement, l'argent acquis lors des combats permettra de faire ses courses au marché noir où un vendeur peu scrupuleux vous proposera un large panel d'armes à feu, de quoi offrir des affrontements armés plus traditionnels que les combats au Glaive. A noter que ce dernier permet également d'adopter une posture défensive en générant un bouclier qui protègera notre ami l'espace d'un temps. On le comprend très vite, c'est tout l'intérêt du titre qui repose sur cette unique arme. Les combats ne manquent pourtant pas de dynamisme et plongent le joueur au cœur de l'action grâce à une vue « caméra à l'épaule » qui n'est pas sans rappeler Gears of War ou encore Resident Evil 4. A l'instar du titre d'Epic Games, il est donc possible de sprinter, se mettre à couvert, rouler et sauter par dessus un obstacle par la pression d'un simple bouton. De là, notre héros pourra allégrement rendre des comptes à ses ennemis tout en restant à l'abri. Rien de révolutionnaire certes, mais le jeu de Digital Extremes reprend assez bien une recette qui a déjà fait ses preuves. Pourtant les lacunes sont belles et bien présentes, la plus flagrante d'entre elles étant la linéarité de Dark Sector. Pas très variés, les niveaux du jeu se présentent généralement sous le même schéma et seule l'évolution du Glaive permettra d'arpenter un temps soit peu différemment les phases de jeu. L'IA ne laissera également pas un souvenir impérissable, avec des ennemis qui se mettent seuls en danger ou qui se contentent de tirer sans se mettre à couvert. Un héros qui n'en est pas unLe véritable problème de Dark Sector, du fait notamment d'une progression intéressante grâce au Glaive mais globalement trop classique et ennuyante, est son manque d'identité. Une lacune caractérisée par un héros pas du tout charismatique, au visage davantage proche de la poupée Ken que du redoutable agent secret en proie à une terrible menace. Cela va même jusqu'à entacher les combats au corps à corps qui, en plus de souffrir de bugs de collisions, s'avèrent trop peu crédibles. Dommage, d'autant plus que la réalisation graphique du titre de Digital Extremes est globalement satisfaisante bien que monotone, ajoutant un poids de plus dans le classicisme dont le jeu fait preuve. Reste que découper ses ennemis avec le Glaive pour faire jaillir le sang de toutes parts est bougrement jouissif. Dark Sector ce n'est pas seulement une dizaine d'heures en solo. Le multijoueur en ligne est également de la partie et propose deux uniques modes. Le premier, Infection, vous mettra dans la peau de Hayden face à 9 soldats qui n'ont qu'un seul but : vous faire la peau. Le second, Epidémie, est la variante « jeu en équipe » d'Infection où chaque team doit protéger son héros et liquider celui de la partie adverse. Point barre. Guère de réjouissances donc, tout juste de quoi passer une soirée ou deux avant de s'ennuyer ferme sur les 5 petites cartes qui hébergent ces ébats. Et pour finir sur une note positive, on notera des effets sonores convaincants et une version française qui ne l'est pas moins, le tout étant joliment orchestré par des pistes musicales de qualité. Jerem.
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CONCLUSION Dark Sector serait sans doute dans la catégorie des titres sans saveur si les développeurs de Digital Extremes n'avaient pas eu l'heureuse idée d'imposer le Glaive comme élément phare de leur titre, une arme qui nous plonge presque dans l'addiction. Bien qu'en manque certain d'identité, il en résulte donc un jeu plaisant avec une prise main aisée et jouissive. On pourra toujours regretter le manque flagrant de charisme du héros et, plus globalement, le manque d'intérêt du titre servi par une progression classique au possible.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Prix lancement |
: 69,90€ | Acheter |
Format |
: Blu-Ray |
Localisation |
: Version française intégrale |
Mémoire |
: 1237 Ko |
Son |
: Dolby Digital |