ENGLISH   |   FRANCAIS
Mercredi 3 décembre - Bienvenue
   
puce Mot de passe oublié
puce S'inscrire | Les avantages

Burnout Paradise

 
Aussi sur :

Test Burnout Paradise






Images








10

FEV
2008
Criterion Games joue un pari insensé. Au lieu de reprendre la recette à succès de sa franchise, les développeurs ont misé sur un changement d'orientation. Avec un environnement ouvert et une interface in-game, on peut se demander si l'on est bien en présence d'un jeu Burnout et si le studio a su maîtriser ce virage à 90 degrés.

100% pur burn


Les joueurs inquiets peuvent se rassurer dès à présent : ils sont bien en présence d'un nouveau Burnout et non d'un simple spin-off. On retrouve l'ensemble des traits caractéristiques d'un volet de la série, à savoir plus de 70 voitures fictives entièrement destructibles, des crash en cascade, de la baston sur route, du boost et toujours plus de boost, que l'on accumule de la même manière que dans les épisodes précédents. Ce dernier augmente petit à petit à chaque manquement aux bonnes règles de conduite : rouler à contresens, frôler d'autres véhicules, déraper sur 100 mètres en plein centre-ville... Il faut toutefois noter que vous aurez à présent trois manières de remplir la jauge correspondante d'une traite. Empruntées aux épisodes précédents de la série, elles varient selon le type de voiture que vous aurez choisi. Les caisses « cascade » se verront prêtes à s'ébrouer après chaque figure ou saut vertigineux, les « agressives » reviennent tout droit du troisième épisode et commenceront avec une barre de taille réduite qui ira jusqu'à tripler de volume après avoir sorti quelques adversaires. Enfin, celles de type « rapide » reviennent aux origines de la série puisqu'on ne pourra profiter de leur surplus d'accélération qu'une fois la jauge correspondante entièrement remplie, avec cependant la possibilité de la faire revenir à son maximum si vous parvenez à la vider en une seule fois.

Ainsi armé, vous voici prêt à arpenter les rues de Paradise City. Votre but est somme toute assez simple : vous diriger à la première intersection possible et prendre part à une épreuve. En effet, chaque feu rouge sur la carte représente un challenge, laissant espérer un défi assez long à relever au tournant. Peut-être même artificiellement long car après avoir réussi un certain nombre d'épreuves, vous obtiendrez un permis de niveau supérieur. Le seul problème, c'est qu'à chaque permis obtenu tous les défis que vous avez remportés sont remis à zéro, vous laissant donc le plaisir de les refaire. Sachant qu'il vous faudra remporter plus d'une trentaine d'entre eux pour obtenir le permis B, on s'armera de courage pour tout obtenir. Ce qui est bien dommage car les épreuves sont assez variées. En sus des classiques courses ou défis Takedown, on devra tenter de survivre tout un trajet durant avec des voitures aux trousses ou obtenir des high scores en réalisant des cascades.

Seul ou à plusieurs... en coop


Obtenir de nouveaux permis débloquera également de nouvelles voitures, soit directement à la casse où vous vous rendrez pour en changer, soit en ville, auquel cas vous devrez d'abord trouver son possesseur avant d'exploser son véhicule. Vos tires toutes neuves seront bien utiles pour atteindre de nouveaux raccourcis ou routes annexes autrement inaccessibles. Ces pistes cachées sont nombreuses (plus de 200) et connaître leurs emplacements sera primordial. De même pour les garages et les stations-service, permettant respectivement de réparer votre véhicule ou de remplir au maximum votre jauge de boost.

Ce n'est qu'après avoir longtemps flirté avec la ville, et ainsi pouvoir se passer du radar, que vous pourrez sérieusement vous mesurer à d'autres pilotes en online (on regrettera d'ailleurs au passage l'absence de multi hors-ligne). Jusqu'à 8 joueurs peuvent arpenter de concert les rues de Paradise City simultanément. S'il est possible de créer des courses avec ses propres tracés sauvegardables, le principal intérêt du mode online réside dans son aspect coopération. Pas moins de 350 défis coop sont à compléter, de la simple accumulation de boost utilisé au saut simultané depuis une plate-forme. On trouve toujours quelque chose à faire et la navigation reste assez aisée, bien qu'il soit rageant de voir le menu de choix d'épreuve disparaître chaque fois qu'une personne se déconnecte.

Limitations de vitesse


Burnout n'est pas pour autant exempt de défauts, bien que minimes. Ces derniers ne concernent pas les graphismes qui, en sus d'être plus qu'agréables, autorisent une bonne distance d'affichage. Le moteur physique tient également la route et permet d'impressionnantes projections de particules à chaque crash. On aura encore le droit à une bande-son signée EA Music avec des artistes plus ou moins connus et reconnus, auxquels les plus difficiles pourront substituer leur propre playlist. En guise de bonus, la speakerine en français n'est même pas agaçante.

Les rares défauts dont on pourrait taxer Burnout sont par contre sa très grande répétitivité et sa durée de vie artificiellement rallongée, la petitesse de la seule et unique ville malgré une richesse certaine, des bruits de moteur pas toujours immersifs et quelques points que ne manqueront pas de relever les puristes de la série. L'impression de vitesse est un peu moins bluffante et la nécessité de devoir faire un tour entre chaque épreuve retire un peu de sa spontanéité arcade au titre.

Yato.


8/10
CONCLUSION

Criterion Games réussit son tour de force et fait de ce Burnout en milieu ouvert un épisode dans la droite lignée de ses prédécesseurs. Le gameplay arcade séduit sans trop de problèmes, d'autant que le jeu se permet des graphismes aussi impressionnants que ses crashs, l'ambiance sonore made in EA Music faisant le reste. Le titre se permet même une durée de vie conséquente, bien qu'artificielle, qu'un mode online en coopération jusqu'à 8 viendra relever pour ceux qui en auront vu le bout. Malgré une Paradise City un peu petite, les raccourcis sont nombreux et même les plus réticents à l'apprentissage par cœur de la ville risquent d'y prendre goût. Criterion Games fait donc un « simple » Burnout dans un environnement différent, mais le public souhaitait-il autre chose ?
LES PLUS
+ Le online en général, la coop en particulier
+ La réalisation
+ Les nombreux raccourcis
+ La durée de vie, si on accroche
LES MOINS
- Devoir refaire les mêmes courses pas mal de fois
- La ville un peu petite
- Pas de multijoueur offline
- Juste un Burnout, dans le fond





Vous ne disposez pas de la version minimale de Flash Player requise
Télécharger Flash Player
INFOS JEU
  Résolutions : 480p  720p  1080i  1080p
  Format : Blu-Ray
  Localisation : Version française intégrale
ACCESSOIRES
Caméra USB Eye Toy
L'Eye Toy est une caméra destinée à la PlayStation 2....
PlayStation Eye
PlayStation Eye est une caméra qui se connecte...