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Warhammer 40.000 : Dawn of War II

 

Test PC de Warhammer 40.000 : Dawn of War II







Images








28

FEV
2009
Cinq années après la sortie de l’excellent Warhammer 40.000 : Dawn of War sur PC, Relic Entertainment se décide enfin à sortir une véritable suite qui ne soit pas une simple extension. Fort de son expérience passée et du récent succès Company of Heroes, le studio de développement a décidé de frapper un grand coup en proposant aux amateurs de la série ainsi qu’aux amateurs de stratégie guerrière ni plus ni moins que le meilleur jeu tiré de la licence Warhammer 40 000.

War amère


« War, war never changes » est-il possible d’entendre dans un célèbre RPG sorti l’an dernier. Cette maxime s’applique également aux évènements contés dans Warhammer 40.000 : Dawn of War II. L’histoire, somme toute basique, est très efficace et surtout très respectueuse de l’univers de la licence. L’unité Blood Ravens est envoyée dans le sous-système Aurélia pour mettre fin à une invasion des Orks. Derrière cet événement classique pour des space marines se cache en réalité un complot fomenté par les Eldars pour prévenir la menace Tyranides. Il faut noter au passage que les enfants des reines nornes se retrouvent pour la première fois dans un jeu vidéo, une arrivée attendue par les fans de Warhammer et qui fait oublier l’absence du Chaos.

Solo monde


Cette petite critique mise de côté, Warhammer 40.000 : Dawn of War II vaut surtout le coup pour son immense campagne solo. Le terme immense n’est en rien usurpé car celle-ci retiendra longtemps, très longtemps les joueurs. En effet, le jeu peut paraître un peu « chiche » au départ puisqu’aucun choix entre l’une des 4 factions évoquées plus haut ne pourra être fait. Le titre ne permet de suivre que les pérégrinations des Blood Ravens et la crainte d’un manque de variété, d’originalité et surtout d’une durée de vie allégée s’immisce rapidement. Que les joueurs se rassurent, il n’en est rien car la campagne solo du titre est un modèle du genre. A bord du vaisseau de commandement vous choisissez sur une carte tactique l’objectif que vous allez réaliser. Un peu comme dans l’ancien Dune 2000. Au départ, peu de choix sont proposés mais au fil de l’avancement ces derniers se multiplient et le joueur est véritablement placé dans les bottes d’un commandant : quel objectif choisir parmi ceux proposés ? Celui qui facilitera la suite de l’aventure mais n’apportera que peu de bonus ou celui qui n’empêchera pas telle faction de remporter un terrain mais vous donnera un avantage tactique ultérieurement ? Le jeu force à bien réfléchir sur l’orientation à donner et offre ni plus ni moins qu’une campagne solo entièrement rejouable.

Une fois un objectif sélectionné, place au terrain avec une première constatation : impossible de construire une base. Le jeu prend le tournant emprunté en son temps par un certain Ground Control : des troupes limitées devant se débrouiller sur le terrain comme des grandes. Au joueur donc de se débrouiller pour remplir les objectifs avec une petite douzaine de types au maximum, soit 4 escouades commandées par 4 chefs. Ces chefs et leur escouade ont une spécialité (la couverture, les armes lourdes, le corps à corps, etc.) qu’il vous faudra exploiter pour espérer finir la mission. Des missions qui d’ailleurs ont des objectifs suffisamment variés pour éviter la répétition : abattre telle cible, tel chef ennemi, protéger telle zone, telle relique, capturer tel bâtiment stratégique… Il faut ajouter à cela des objectifs secondaires qui viennent s’ajouter en temps réel, ainsi que des bâtiments annexes à capturer pour obtenir des missions assez longues et cela malgré la petitesse de certaines cartes.

Warhammer 40.000 : Dawn of War II est donc un vrai jeu tactique : bien placer ses différentes unités est la clé de la réussite. Les unités peuvent d’ailleurs se mettre à couvert derrière les rochers, se planquer dans certains bâtiments et même se replier à toute vitesse en cas de désastre. Une fois bien maîtrisé, le gameplay offre des possibilités réellement sympathiques : le joueur se surprend à tendre des embuscades aux troupes dirigées par l’IA ou à tenter une approche vraiment tactique pour remporter la victoire. Il est ainsi possible de créer une diversion avec ses scouts en faisant exploser un bâtiment adverses tandis que les troupes d’assauts attaquent par derrière ou attendent sagement les renforts adverses, en se tenant prêt à les attaquer par surprise. Tout cela est renforcé par le level design des maps, tout simplement exemplaire avec différents goulots d’étranglement et autres joyeusetés permettant de contourner et d’enfermer l’ennemi. Il est possible et même conseillé de se servir de la géographie du terrain pour retourner la situation.

Une fois la mission terminée, retour au vaisseau mère pour distribuer l’expérience gagnée et personnaliser les héros. Chaque commandement d’escouade dispose de 4 lignes d’améliorations qui débloquent des capacités spéciales. Ainsi, le joueur a la possibilité de personnaliser à sa guise les performances de ses troupes : faut-il plutôt spécialiser telle troupe uniquement en armes lourdes ou introduire un peu de polyvalence en augmentant la capacité au corps à corps mais au détriment de la puissance de feu ? Le choix est libre. Et la personnalisation ne s’arrête pas là puisqu’il est possible de ramasser sur le terrain ou de gagner une multitude d’objets pour équiper les space marines : des armes, des armures, des armes secondaires, des capacités spéciales… bref, encore une fois des choix seront à opérer : à qui donner ces explosifs ? Plutôt aux troupes lourdes qui seront plus résistantes pour aller les poser en plein cœur d’une bataille ou aux scouts qui s’infiltreront plus facilement derrière les lignes ennemies et pourront ainsi créer une belle diversion ? Au joueur de voir en fonction de la tactique qu’il souhaite employer. C’est d’ailleurs pareil pour les armes : faut-il garder des troupes polyvalentes se battant à la fois au corps à corps grâce à leur épée et leur blaster léger ou préférer carrément les équiper d’un bolter lourd ou d’un lance roquettes ?

Plus on est de fous, plus on rit


Comme si cela ne suffisait pas, les développeurs de Relic Entertainment ont implanté la possibilité de jouer toute la campagne solo en coopération ou tout simplement de se mettre joyeusement sur la tronche en mode multijoueur. Un bémol cependant, le joueur est pour cela obligé de passer par la case utilisation de Games for Windows Live. Cette interface Microsoft était largement dispensable car elle introduit une lourdeur supplémentaire. Néanmoins l’interface ne plante pas et la recherche de parties s’effectue correctement et assez facilement. Le jeu propose ainsi de s’entrainer entre amis dans des parties amicales ou de se lancer, mode du Matchmarking oblige, dans des parties classées en 1vs1 ou 3vs3 pour débloquer des titres et autres récompenses virtuelles qui n’ont aucune utilité si ce n’est de pouvoir prouver de sa supériorité online.

Les parties multi permettent en revanche de diriger les 4 races citées plus haut : les Eldars, les Orks, les Spaces Marines et les brutaux Tyranides. Avec chacune ses forces et ses faiblesses. Ainsi, les Eldars feront plus dans l’infiltration et les escarmouches rapides pour user les troupes adverses, tandis que les Orks préfèreront l’action frontale et brutale, si possible au corps à corps. A la différence de la campagne solo, la construction de bâtiments est implantée et la capture de points de ressources est essentielle pour pouvoir augmenter son armée. La limite de population ne permet malheureusement pas de réaliser une armée aussi impressionnante que dans Supreme Commander mais suffit à maintenir la tension tout en réfléchissant à bien l’équilibrer. L’armée en question est bâtie autour d’un commandant à choisir en début de partie parmi trois pour chaque race et chacun dispose d’une capacité spéciale (corps à corps, infiltration ou ingénierie/médecine pour schématiser) qui déterminera grandement l’orientation à donner aux troupes.

Il y aurait sans doute beaucoup d’autres choses à dire sur le mode multijoueur de Warhammer 40.000 : Dawn of War II, comme par exemple louer son I.A. très convaincante, mais retenir simplement les points évoqués ci-dessus devrait suffire à convaincre les joueurs férus de tactique en temps réel de l’excellence des parties en ligne. Seul petit reproche, un trop faible nombre de cartes. Mais il y a fort à parier que ce nombre devrait bientôt, et il faut espérer de manière gratuite, s’étoffer.

Faire la guerre pour l’Essence


L’excellence évoquée plus haut se retrouve également dans la réalisation technique et graphique. Utilisant avec brio l’Essence Engine Warhammer 40.000 : Dawn of War II affiche des graphismes véritablement impressionnants. Le joueur est immédiatement immergé dans la bataille grâce à des unités très détaillées, fidèles au jeu de plateau, et des champs de batailles variés dont la topographie et la météo changent constamment. La fureur des affrontements est également parfaitement rendue : le sang gicle lorsque les épées pénètrent la chair des ennemis, les membres volent lorsqu’une grenade tombe au milieu d’un peloton et les bâtiments s’effondrent avec fracas en écrasant les malheureux qui se trouvent en dessous ou à l’intérieur. Bref, du grand art renforcé par une ambiance sonore au top niveau : les voix sont parfaites, collant à la personnalité de chacune des races (les Orks sont délicieusement débiles) et à l’univers de la licence.

Lestat.


9/10
CONCLUSION

Warhammer 40.000 : Dawn of War II est ni plus ni moins que le meilleur jeu de stratégie du moment. Les joueurs peuvent ranger le premier épisode pour se concentrer sur ce second opus au background profond, au gameplay parfaitement maîtrisé et à la réalisation technique quasi parfaite. Un très grand jeu de tactique en temps réel qui ravira les amateurs du genre mais pourra rebuter les néophytes de part sa difficulté d’accès. La moindre erreur de placement, de choix dans les troupes à envoyer peut en effet être fatale. La campagne solo est également là non pas comme un simple bonus mais comme un jeu à part entière : longue, haletante et surtout rejouable, elle justifie à elle seule l’achat du titre. Il ne reste plus qu’une extension avec le Chaos pour que le plaisir soit total.
LES PLUS
+ Univers
+ Tactique
+ Réalisation
+ Campagne solo excellente
+ Plein d’autres choses
LES MOINS
- Pourquoi Games for Windows Live ?
- Dur pour les néophytes





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INFOS JEU
  Prix lancement : 44,90€ | Acheter
  Format : DVD
  Localisation : Version française intégrale
  Espace disque : 5,5 Go
  Config min. : Pentium IV 3.2 GHz, 1 Go de RAM (1.5 pour Vista), GeForce 6600 GT ou Radeon X1600
  Windows : XP/Vista
  Direct X : 9.0c