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![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 02FEV2008
C'est à l'initiative de Red Lynx que la licence Warhammer fait sa première apparition sur portables. Plus proche du jeu de plateau de par ses parties au tour par tour, on est on ne peut plus curieux de voir ce que le quarante-et-unième millénaire a à offrir sur les consoles nomades.
Warhammer 40,000 : Squad Command place le joueur aux commandes d'une escouade de six Ultramarines envoyés sur une colonie lointaine pour y botter les fesses des armées du Chaos. Ne vous attendez à aucun retournement de situation : le scénario tient dans ces deux lignes et l'on se demandera parfois à quoi servent les quelques images fixes sous-titrées venant ponctuer les quinze missions du jeu. Ca s'annonce malOn s'étonnera dès le départ de ne pouvoir faire usage que d'une poignée lépreuse d'unités différentes, de n'incarner que la division Ultramarine des armées de l'Imperium et de n'affronter en tout et pour tout que leurs rivaux du Chaos. Ceci ne valant pas pour le mode multijoueur toutefois, quelqu'un devant bien jouer le rôle des méchants parmi le maximum de huit joueurs pouvant participer en même temps. Alors que l'univers de Warhammer est assez riche pour proposer une dizaine de races découpées chacune en de nombreuses factions, on ne pourra que crier au scandale devant la sous-exploitation honteuse d'une licence aussi porteuse. On appréciera le fait de ne pas avoir, par conséquent, à se soumettre à la lecture fastidieuse des nombreuses règles du jeu de plateau originel. C'est donc libre de cette contrainte et de toute forme d'intrigue que le joueur affrontera le Chaos sans musique de fond dans trois environnements différents, avec des objectifs classiques (search&destroy, personnage à protéger, bâtiments à démolir, etc.) brièvement expliqués. Handicapé par une caméra à peine mobile et des effets de transparence pas vraiment convaincants, bouter l'envahisseur hors de Rhur 3 ne va apparemment pas être une mince affaire. D'autant que le bougre vous fera regretter le simple fait de l'agresser, ses soldats vous faisant alors l'honneur de leurs doublages risibles la première fois et agaçants dès la deuxième. Un gameplay salvateurPassé ce premier contact pas forcément évident avec la forme du jeu, on peut se pencher plus en avant sur son fond. Heureusement pour lui, ce dernier le rattrape réellement. Chacune de vos unités, personnages comme véhicules, dispose d'un certain nombre de points d'action. Ces derniers servent à tout faire : se déplacer et tirer bien sûr, mais il est également possible de dépenser plus de points que prévu dans un tir pour en augmenter la précision. Enfin, on pensera à conserver quelques-uns de ces précieux points pour que nos Marines répliquent si des opposants venaient à passer dans leur champ de vision une fois le tour fini. Il vous faudra bien sûr faire de même et penser à des stratégies autres qu'un raid musclé de vos unités sur la base ennemie. Le contournement et la dissimulation seront plus qu'utiles à la vue des punitions qu'infligera l'IA au delà des trois premières cartes. Une intelligence artificielle pas parfaite malgré de nombreux bons réflexes : elle essaiera de vous scinder sur deux fronts et saura s'acharner sur vos unités en détresse, en prenant soin de conserver assez de points pour retourner se cacher et préparer un tir de riposte. Enfin, si vous vous montrez un peu trop agaçant, elle n'hésitera pas à venir vous déloger en explosant une partie du décor. Entièrement destructible et offrant de réelles possibilités, l'environnement qui vous entoure est en prime agencé de façon intéressante sur des cartes au bon goût de guérilla urbaine. Bons calibresMoyennant quelques points d'action en moins par tour, vous pourrez par ailleurs équiper vos soldats d'armes secondaires différentes selon vos ambitions stratégiques. Du classique fusil à pompe, utile pour ses dégâts de zone, au fourbe sniper en passant par l'épée tronçonneuse, il y en a pour tous les goûts. Une dizaine d'heures seront nécessaires pour renvoyer le Chaos d'où il vient, sûrement moins si vous êtes familier du genre. On notera par ailleurs l'adaptation intelligente aux conditions de jeu sur portable, chaque mission se terminant en une plus ou moins grande demi-heure. Par rapport à la version PSP, le soft DS intègre une carte stratégique permanente sur l'écran supérieur ainsi qu'une jouabilité au stylet qu'on finira par délaisser tant les commandes classiques sont agréables. Yato.
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CONCLUSION [ds]Warhammer 40,000 : Squad Command[/ds] aurait vraiment mérité un peu plus d'attention. Ses concepts de jeu sympathiques et ses cartes intéressantes aux décors destructibles et interactifs auraient pu faire de lui une petite référence sur portable. Le jeu est d'ailleurs plutôt bien calibré pour le support, avec ses parties courtes mais demandant beaucoup d'attention vu la méchanceté de l'IA. Mais l'absence de scénario du jeu et la sous-exploitation de l'univers particulièrement riche de Warhammer, couplés à l'insipidité sonore et à quelques soucis de lisibilité ne donnent vraiment pas l'impression d'avoir entre les mains un jeu fini. C'est bien dommage car au-delà de la forme, ce [ds]Warhammer 40,000 : Squad Command[/ds] a bon fond.
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Prix lancement |
: 44,9€ | Acheter |
Format |
: UMD |
Localisation |
: Version originale |