

Sonic Chronicles : La Confrérie des Ténèbres![]() |
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![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 16OCT2008
Après avoir avoué être en pleine recherche d'identité pour sa marque, Sega multiplie les apparitions de sa véloce mascotte bleue. Combat, tennis et jeux olympiques : autant de disciplines héritées du plombier de Nintendo. Et si, à une époque, on ne pouvait imaginer Mario héros de RPG, c'est aujourd'hui Sonic qui s'adonne au genre, marchant une fois de plus sur les traces de son ancien rival. Alors que le bébé de Miyamoto s'était offert les services de Squaresoft, c'est à BioWare Corp que Sega confie le hérisson le plus célèbre du jeu vidéo pour ce pari qui, à première vue, semblait gagné d'avance.
Let's get seriousAlors que Sonic et sa bande pensaient s'être enfin débarrassés du Docteur Robotnik, les incidents se suivent et ne se ressemblent pas au pays du hérisson bleu. On apprend en effet dès le début du jeu que Knuckles a été enlevé par des envahisseurs extra-terrestres nommés les Maraudeurs, alors que des versions améliorées des dernières machines de Robotnik refont surface, tandis que la faune de ce monde supposé accueillant devient de plus en plus agressive. Si l'intrigue démarre donc au quart de tour, l'effet de surprise s'arrêtera là. En effet, le soft ne se risque pas à des agencements scénaristiques alambiqués : BioWare Corp se contente ici de reprendre des schémas bien huilés amenant vite amis et ennemis d'antan à s'unir face à une menace plus imposante qu'à l'accoutumée. Une histoire par conséquent très bateau dont les rebondissements n'impressionneront que les nouveaux venus ou les fans de l'univers Sonic. Quant aux multiples quêtes annexes, plutôt convenues elles aussi, celles-ci ne prennent malheureusement pas la peine de développer le fil directeur de l'intrigue, mais amènent quelques boss supplémentaires renouvelant agréablement le cheptel de monstres du soft. Toutefois, un tel scénario peut délivrer une saveur toute particulière pris au second degré. Ce n'est malheureusement pas l'option qu'ont retenu les développeurs, qui ont préféré tenter d'apporter une certaine consistance à l'intrigue via des dialogues plus adultes. Outre leur inadéquation avec la naïveté de l'histoire, ceux-ci se retrouvent également en décalage pur et simple avec l'ambiance caractéristique des titres du hérisson véloce. Ainsi, cette tentative se retrouve en désaccord avec l'élément constituant l'une des plus grandes forces du soft, à savoir la fidélité à l'univers Sonic. On se régalera en retrouvant onze personnages des autres jeux de la licence pour certains oubliés, tout en parcourant des zones modélisées en 2D rappelant réellement leurs équivalents découverts à l'époque sous forme de jeu de plates-formes. Mais on regrettera le peu d'importance accordée à certains d'entre eux et l'absence totale d'interaction entre membres au sein de l'équipe, ainsi que l'inutilité des sujets alternatifs lors de conversations à choix multiples ; un comble au final lorsqu'on sait que BioWare Corp est entre autres à l'origine de la série Baldur's Gate et de l'excellence narrative de Mass Effect. On le comprend donc très vite : les vieux briscards devront trouver d'autres raisons pour se laisser séduire par les vingt heures de quête qui les attendent. Visite guidéeSonic Chronicles : La Confrérie des Ténèbres tire avant tout sa fraîcheur de son aspect exploration. Les décors agréables ne révèleront pas tous leurs secrets dès leur première visite : certains endroits voient en effet leur accès bloqué par des obstacles divers ou de petites énigmes. Loopings, boutons à actionner, blocs à détruire ou encore rivières à traverser seront autant d'occasions de faire appel aux capacités spéciales hors combat de chaque personnage. Tous sont en effet capables d'une action spécifique : Sonic et Shadow seront à même de décupler leur vitesse, tandis que Tails et Rouge pourront, par exemple, voler. L'équipe se limitant à quatre protagonistes, on essaiera de toujours avoir des talents variés avec soi. Mais on regrettera amèrement que toutes ces capacités spéciales ne soient réduites qu'à l'état d'action contextuelles, déclenchables uniquement une fois que le jeu en donne l'autorisation, en touchant alors une icône de la pointe du stylet. On se retrouve au final avec un bête système de "portes" dont on doit trouver la "clé" en partant à la recherche d'un nouveau personnage ou en pratiquant le level-up pour accéder aux compétences supérieures. De plus, les icônes en question n'apparaîtront qu'une fois le joueur placé à l'endroit précis où son action sera réalisable : on tourne alors parfois en rond, cherchant à quel emplacement un déplacement spécial est possible, ce qui sera d'autant plus rageant que la destination d'arrivée de chaque quête est indiquée sur une mini-carte. Un rythme s'installe alors, de même que l'impression de suivre une bête route prédéfinie mais introuvable sur laquelle on devra revenir quelques chapitres plus loin accompagné du dernier personnage obtenu pour pouvoir progresser. Si la phase exploration montre donc vite ses limites et perd dès lors de sa superbe, les combats, quant à eux, assurent avec pêche. Toute attaque spéciale, lancée par l'ennemi aussi bien que par un allié, devra être esquivée ou validée en réussissant une courte épreuve de type QTE. Tirant directement leur principe de la série de jeux musicaux Oendan, celles-ci maintiennent le joueur en éveil constant et ne tolèrent à proprement parler aucun repos, sous peine de voir un puissant sort de soin s'avérer inefficace, par exemple. Hormis cette originalité, ceux-ci se déroulent en tour par tour classique avec ordre d'initiative dévoilé au joueur et peuvent être évités, les monstres étant affichés sur la carte. On pourra néanmoins leur trouver un léger défaut : les combats "obligatoires" jouissent en général d'une difficulté vraiment supérieure à ce que les monstres ordinaires proposent ; une gageure pour le joueur chevronné qui prendra vite le réflexe de sauvegarder souvent, mais un calvaire certain pour le néophyte qui semble pourtant être la cible première du titre. Enfin, le système d'évolution des personnages laisse une petite marge de manœuvre au joueur, en lui permettant de répartir lui-même ses points d'expérience dans les caractéristiques principales de ses protagonistes, mais également dans l'éventail de compétences à assimiler pour chaque héros. On gèrera donc soi-même l'apprentissage de chaque technique spéciale dans l'ordre qu'on le souhaitera, avec possibilité d'économiser ses points pour spécialiser son personnage sur une performance ou d'adopter une attitude dépensière pour le rendre polyvalent au plus vite. Mon hérisson, c'est du bétonEn ce qui concerne l'aspect purement technique de l'ensemble, il convient de féliciter BioWare Corp pour son excellente performance graphique. Mêlant décors 2D fidèles à l'esprit originel de la série et modèles 3D à l'animation de haute volée pour la DS, Sonic Chronicles : La Confrérie des Ténèbres a de quoi épater. Si l'on ajoute à ceci la narration dynamique au moyen d'une présentation orientée comics, on obtient un cocktail qui scotchera à l'écran les nouveaux-venus en matière de RPG. On ne pourra toutefois pas s'extasier autant sur l'aspect sonore du titre, qui laisse à désirer par moments. Enfin, si le stylet est utilisé jusqu'à l'excès (seules les gâchettes pouvant en remplacer l'usage pour exécuter un déplacement spécial), les possibilités Wi-Fi de la console sont pour leur part laissées à l'écart. Tout juste peut-on échanger ses Chaos (de petites bêtes chères à l'univers Sonic apportant des bonus, élémentaires ou non, en attaque ou en défense) en liaison locale, sachant que les fameux Chaos, que l'on récupère sous forme d'œufs dans les niveaux, éclosent ensuite en donnant naissance à un type de Chaos aléatoire. Yato.
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CONCLUSION BioWare Corp signe une petite réussite pour son premier RPG DS, mais pas la superproduction annoncée. On y croît pourtant de bout en bout : graphismes à la pointe de ce que la portable peut actuellement faire, fidélité et exhaustivité par rapport à l'univers Sonic, phases d'exploration complexifiées et combats pêchus répondaient tous présents à l'appel. Toutefois, le titre n'arrive pas à se situer : son scénario mièvre qui n'impressionnera que les plus jeunes ou les fans devant l'éternel dénote par rapport au ton sérieux employé par les protagonistes, là où la dérision aurait vraiment été de mise. De la même manière, les combats plus interactifs séduiront anciens comme nouveaux-venus, mais leurs sautes de difficulté peuvent rendre certains affrontements plutôt cruels si l’on n'y est pas préparé. On conseillera donc plutôt le jeu au public encore étranger au RPG, qui découvrira ici des rouages qui ont fait leurs preuves dans un univers coloré et cassant la routine du genre avec ses phases d'exploration. Quant aux autres, la curiosité pourra s'avérer payante si l'on apprécie la mascotte bleutée de la firme, mais de nombreux autres RPG leur ouvrent des bras plus accueillants sur ce même support.
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Prix lancement |
: 39,90€ | Acheter |
Format |
: Card |
Localisation |
: Version française intégrale |