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Phoenix Wright Ace Attorney : Trials And Tribulations

 

Test Phoenix Wright Ace Attorney : Trials And Tribulations






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20

NOV
2008
Malgré quelques incohérences en ce qui concerne ses dates de sortie en Europe, le troisième et dernier épisode des aventures de Phoenix Wright est à présent disponible dans la langue de Molière. Les avocats en herbe déçus par la retraite anticipée de leur star pour le jeune Apollo Justice dans le quatrième volet ont donc enfin l'occasion de vivre les dernières affaires plaidées par le héros original de la série. Après trois déclinaisons en France et plus d'une dizaine de cas résolus, le cabinet Wright commence-t-il à prendre l'eau ?

L'accusé plaide coupable


On le sait depuis fort longtemps, Capcom fait partie de ces éditeurs nippons aptes à relancer une licence à grands coups de suites à répétition. Phoenix Wright n'échappe pas à la règle et, conformément aux pratiques de l'éditeur, reprend tout ce qui a fait son succès : une aventure graphique en vue à la première personne mêlant séquences d'interrogatoire et d'argumentation à quelques scénettes dans le style point & click. Autant le dire tout de suite : mis à part quelques arrangements musicaux, strictement aucun élément du jeu n'a changé. Qu'il s'agisse des personnages ou des animations, les habitués de la série retrouveront instantanément leurs marques : une jouabilité aux boutons ou au stylet, un dossier renfermant les profils des personnages ainsi que les pièces à conviction à consulter et à présenter lors des séquences au tribunal, avec ce qu'il faut d'humour et d'énigmes retorses pour que le joueur n'ait pas l'impression d'être pris pour une vulgaire vache à lait.

En effet, la difficulté de ce Phoenix Wright Ace Attorney : Trials And Tribulations grimpe encore d'un cran : avec des affaires proposant aux alentours d'une trentaine de preuves et une vingtaine de personnages, présenter la pièce confondante lors d'un procès prend bien plus de temps qu'à l'accoutumée et ce, en dépit de l'absence de preuves en 3D à examiner, apparues dans les affaires exclusives à la DS. L'opulence en matière de choix décourage complètement une approche au coup par coup, chaque faute étant qui plus est sanctionnée par la baisse d'une jauge de vie qui, une fois vidée, oblige à recommencer au dernier checkpoint d'un procès. Un très bon point pour les amateurs de challenges dans le domaine. On regrettera juste que Phoenix soit toujours aussi dirigiste : pas question de sauter les étapes d'une argumentation : si le joueur voit clair dans l'intrigue, il ne rencontrera que la consternation de l'audience s’il brûle des étapes, ce que l'on fera parfois sans se rendre compte.

Florilège à l'attention du fan


Si l'on connaît à présent la structure des affaires de Phoenix, les scénaristes sont parvenus à maintenir éveillé l'intérêt du joueur pour ces histoires prises au départ sur le ton de la dérision. On ne regrettera pas la tournure un peu plus noire amorcée à la fin du second volet, qui s'installera à nouveau tout en laissant une place plus grande que par le passé aux situations paranormales. L'arrivée d'un nouveau procureur, le cassant caféinomane Godot, vient renforcer non seulement l'intensité des échanges mais également l'intrigue, puisque son passé sera l'occasion de nombreux questionnements, tout comme celui de plusieurs autres personnages.

En effet, les fans trouveront amplement leur compte de têtes aperçues dans les volets précédents, pour un festival de rappels et de références qui réjouiront les amateurs de la licence. La corrélation entre plusieurs affaires, exploitée à petite dose dans les deux premiers jeux, est ici assez forte pour donner un sens non pas au scénario de cet épisode, mais à celui de la trilogie Phoenix Wright en entier. Enfin, que dire des retournements de situation particulièrement improbables, dont certains vont jusqu'à donner un très léger avant-goût de Perfect Prosecutor ? Rien, si ce n'est que tout joueur ayant pris la peine de conclure les deux premières cartouches se doit de faire de même de cette troisième, ne serait-ce que pour récompenser le travail de traduction qui colle une fois de plus à l'ambiance décalée mais toute en tension de la franchise.

Yato.


7/10
CONCLUSION

Phoenix Wright ne prend pas une ride et sait comment rappeler à lui les joueurs de la première heure sans pour autant apporter quoi que ce soit de nouveau à son gameplay. Des procès de longue haleine, reliés entre eux et à certains évènements des anciens volets, sauront amener les inconditionnels de la série vers une apothéose venant conclure dignement l'un point & click les plus intelligents de la DS. Plus difficile que ses prédécesseurs et proposant un nombre encore plus imposant de fausses pistes, son système de points de vie bannit à tout jamais la pratique de l'essai au cas par cas. On peut toutefois lui reprocher de se destiner avant tout aux avocats ayant d'ores et déjà innocenté les deux premières cartouches, mais cette troisième représente une réelle bonne raison de s'attaquer aux précédentes.
LES PLUS
+ Difficile
+ Intelligent
+ Les scénaristes arrivent encore à surprendre le joueur
LES MOINS
- Réservé aux fans
- Toujours aussi dirigiste





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