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Viva Piñata : Pagaille au Paradis

 

Test Viva Piñata : Pagaille au Paradis







Images








15

SEP
2008
Loin de tous ces jeux d’élevage de poney ou de chien n’ayant rien de plus à offrir qu’un tamagotchi déguisé, Microsoft et Rare proposent depuis deux ans leur propre vision du jeu destiné aux plus jeunes. Une cible évidente et publiquement affichée, qui n’a pas empêché le développeur anglais de proposer un titre aussi profond que mignon avec le premier Viva Piñata. Si l’on met de côté le très opportuniste et surtout très raté Party Animals de l’année dernière, la vraie suite était véritablement attendue au tournant par les fans de la première heure et c’est avec une véritable Pagaille au Paradis que l’on retrouve les célèbres sucreries.

Jardiland


Quelle peste ce Pester. Avoir pris une bonne leçon de jardinage dans le premier épisode ne lui a visiblement pas suffit puisqu’il décide cette fois, aidé de deux sous-fifres, de pirater le Central. Tout ne se passe pas comme prévu et l’intégralité de la base de données est supprimée à la suite d’une mauvaise manipulation. Toutes les espèces recensées dans Viva Piñata après de longues heures de jeu sont donc perdues, de quoi obliger le joueur à recommencer au bas de l’échelle du bon jardinier. On débute donc avec un jardin de taille modeste, sommairement aménagé et seulement aidé de Leafos, la jeune assistante bien connue des fans. Pour le reste, le principe de base est resté identique d’un épisode à l’autre : on aménage son jardin en y plantant divers arbres et fleurs, on y attire des Piñatas qui décident d’élire ou non domicile dans le jardin en fonction de leurs besoins, puis on joue l’entremetteur de luxe pour que les Piñatas n’oublient pas de faire plein de petits Piñatas. On retrouve également le léger aspect de scénarisation avec le gain de niveaux qui se fait en fonction de certaines actions. Prendre du galon permet de voir débarquer de nouveaux protagonistes sur son carré de verdure, de débloquer de nouveaux items, de nouvelles graines, d’augmenter la taille du jardin et surtout d’attirer de nouvelles Piñatas.

D’ailleurs, deux environnements inédits permettent de découvrir de nouvelles créatures vivant dans des climats désertiques ou de grand froid. A défaut d’y créer un jardin, on peut se rendre sur place pour capturer des Piñatas locales, qui demanderont ensuite de leur recréer une zone de vie aux conditions similaires pour devenir résident du jardin. Sur ce terrain, Pagaille au Paradis joue la carte de la variété avec 32 nouvelles espèces qui augmentent à 92 le nombre de créatures composant le bestiaire du titre. Mais il sera quoi qu’il arrive extrêmement difficile d’apprivoiser tout ce beau monde, les besoins des Piñatas étant au fil du jeu de plus en plus antagonistes. Les espèces piquantes inventées par Pester sont également du rendez-vous et ne se gêneront pas pour venir manger les graines ou empoisonner les Piñatas du joueur. Pester prendra également les choses en main au bout d’un certain temps, plus que jamais décidé à empêcher le joueur de devenir un grand jardinier entremetteur de Piñatas. Inutile de dire que les joueurs du premier épisode ne seront pas dépaysés. Il est évident que si Viva Piñata : Pagaille au Paradis augmente avec consistance son contenu, les mécanismes propres à la série restent inchangés.

Les bucoliques anonymes


Hors gameplay, on trouve tout de même une large série d’améliorations vraiment bienvenues. A commencer par le nouveau mode coopératif en local, qui permet aux deux joueurs de désormais posséder un curseur chacun. Ça n’a l’air de rien, mais c’est quand même un changement plus qu’agréable. Sur le Live, la coopération est encore à l’honneur avec un mode permettant à quatre jardiniers de s’occuper d’un même lopin de terre. De quoi passer de bons moments de détente tout en bavardant de tout et de rien. Autre mode à faire son apparition, le pour du beurre offre une partie sans réelle difficulté avec des Piñatas plus facilement attirées et aucune attaque de Pester ou de ses Piñatas piquantes. Une bonne manière de découvrir le concept dans la douceur bien que l’intérêt se montre forcément limité sur le long terme. Passons enfin sur le mode wild cards, réservé aux joueurs possédant une Live Vision et pas vraiment utile malgré ses cartes à scanner pour débloquer divers objets et créatures. La prise en main est de son côté rendue plus facile grâce à des raccourcis utilisant les gâchettes et la croix directionnelle. Dans les faits, il faut quand même un certain temps avant de savoir tout utiliser à bon escient. De la même manière, les menus et sous-menus circulaires sont encore une fois au rendez-vous et il est relativement facile de s’y perdre durant les premières heures. Indéniablement l’un des points qui aurait mérité d’être encore amélioré.

Techniquement, Pagaille au Paradis est dans la droite lignée du premier épisode, pour ne pas dire identique. Le style si particulier qui plait à petits et grands est resté inchangé et contribue à faire de ce deuxième opus une référence technique toujours aussi solide. Le design des nouveaux Piñatas est dans sa majeure partie réussi et il faut effectivement peu de temps pour s’habituer à la présence de ces créatures venues des sables ou des neiges. La bande-son n’est pas en reste et constitue l’un des nombreux bons points de Pagaille au Paradis. Presque intégralement doublés en français, les protagonistes ne manqueront pas de faire sourire avec leur style et leur attitude souvent loufoques. Les musiques quant à elles permettent d’immerger définitivement le joueur dans un univers bucolique grâce leur rythme reposant, tandis que les bruitages des Piñatas finissent de donner une vie crédible à ce petit écosystème.

Xzyl.


7/10
CONCLUSION

Rare ne voulait clairement pas secouer les habitués de la série en développant Viva Piñata : Pagaille au Paradis. Si le jeu s’est incontestablement enrichi avec de nombreux ajouts de Piñata et d’objets en tout genre, la formule reste quant à elle identique. Le jeu s’adresse donc avant tout aux fans, prêts à fermer les yeux sur la stagnation du gameplay au point de dépenser le prix fort pour ce qui aurait surement été un add-on dans le monde des jeux PC. Il faut néanmoins reconnaître que Viva Piñata : Pagaille au Paradis reste dans ce qui se fait de mieux pour le genre, d’autant plus sur Xbox 360 où les bons titres visant un public jeune se font rares. La profondeur du gameplay fera également merveille auprès des plus vieux, qui trouveront un jeu reposant et addictif, à condition de ne pas être hermétique aux simulations de vie et à l’univers des Piñatas.
LES PLUS
+ Toujours aussi prenant
+ Modes multi revus et corrigés
+ Durée de vie énorme pour qui accroche
+ Le style graphique
+ La bande-son
LES MOINS
- Aucune prise de risque des développeurs
- La prise en main encore imparfaite
- Payer le double du prix de la version US





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