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Universe at War : Earth Assault

 
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17

AVR
2008
Après le STR Star Wars : Empire at War fidèle à la saga de Georges Lucas mais pas franchement inoubliable d'un point de vue vidéoludique, les développeurs de Petroglyph remettent le couvert et s'attaquent une nouvelle fois au genre avec Universe at War : Earth Assault. Un projet porté par un engouement certain, des promesses faites depuis son annonce en février 2007 et trois factions jouables suffit-il pour être un incontournable du genre ?

Les ressources humaines, enfin ce qu'il en reste...


2012. La planète Terre est en bien mauvaise posture après l'invasion aussi imprévue que foudroyante des aliens de la Hiérarchie. Devant une technologie destructrice quasi-infaillible, les forces armées terrestres sont décimées et seule reste une poignée de militaires américains, bien évidemment, entraînée par le colonel Randal Moore. Impuissants devant l'impressionnante progression des aliens, tout semble perdu. C'est bien là la seule occasion de jouer au héros avec l'Oncle Sam puisque par la suite, les trois factions extraterrestres prendront le volet. Les Novus, tout d'abord, sauveront malgré eux nos amis humains et entameront la bataille contre la Hiérarchie, un combat qui dure déjà depuis plusieurs décennies et qui perdure. Pour cela les Novus vont jouer la carte de l'intelligence et de la rapidité. Deux facteurs que leur technologie avancée permet de maîtriser comme il se doit, qu'il s'agisse d'améliorer en un seul coup l'ensemble de ses soldats ou de téléporter des troupes à l'opposé de la carte en quelques secondes seulement. Ainsi, cette faction repose entièrement sur sa technologie, sa capacité à pirater les systèmes ennemis et à se déplacer en un éclair. Mirabel en est la principale héroïne. Humanoïde, elle fera tout pour protéger Randal et ses semblables à bord de son mécha dont le design n'est pas sans rappeler Gundam.

Comme il faut bien défendre sa réputation de méchants de l'histoire, les aliens de la Hiérarchie ne se laisseront pas faire et feront tout pour étancher leur soif d'invasion. Bien moins discrets ou portés sur la technologie que les Novus, ils n'en sont pas moins en reste avec leurs Marcheurs, sortes de bâtiments géants et mobiles, lents mais véritablement imposants. Ces derniers sont la clé des forces de la Hiérarchie puisque outre leur incontestable puissance, ils pourront être « customisés » à coups d'améliorations sur la moindre surface de leur carapace. S'équiper d'un nouveau canon plasma ou améliorer son armure est donc possible en pleine action et/ou en mouvement. Par ailleurs, les Marcheurs ont la possibilité de créer des soldats, un élément qui peut peser en pleine escarmouche où monstres hideux côtoient soucoupes volantes et petites unités mobiles. Un surprenant mélange.

Enfin, histoire de semer la zizanie, les Masari ne manqueront pas de venir jouer les trouble-fête et tenter de régler leurs comptes avec la Hiérarchie qui, quelques millénaires auparavant, a décimé la presque totalité de la race. Cette dernière est alors venue se réfugier dans les profondeurs de l'océan sur Terre à bord d'un vaisseau prénommé Atlantis... Pour lutter, les Masari utiliseront leurs croyances ancestrales et par la même occasion, les pouvoir Clair ou Obscur. Attaque ou défense, voilà grosso-modo les deux aspects représentés par chacun des côtés du pouvoir, un choix cornélien qu'il faudra faire en début de mission et qu'il faudra assumer par la suite, bien que des alternatives soient possibles et même conseillées. Trois factions bien distinctes donc, voilà la première bonne surprise de cet Universe at War : Earth Assault qui pose des bases assez solides.

A la fin, il ne peut en rester qu'un


Avec des factions aussi asymétriques, le titre de Petroglyph s'est engagé dans un challenge de taille, celui de proposer un gameplay propre aux différentes races du jeu. Si dans le fond tout repose sur le même schéma (recueil de matières premières/énergie, création des unités, engagement du combat etc.) chaque faction aura ses propres manières d'arriver à ses fins, favorisant le type de jeu précédemment décrit qui lui est propre. Un challenge suffisant pour accorder son attention, et son temps de jeu par la même occasion, à chacune des races. D'un point de vue global, les possibilités offertes par Universe at War sont dynamisantes sans pour autant transcender le genre. Entendez par là que bon nombre d'éléments sont réduits à leur plus simple appareil comme la gestion de ses troupes au combat ou encore la quête aux ressources. A côté de cela fourmillent quelques ingrédients propres aux jeux du genre et toujours aussi efficaces comme le contrôle rapide de la création d'unités, l'accessibilité à l'arbre de recherche et bien d'autres. Les déplacements quant à eux ne seraient pas aussi lourds si une caméra qui a bien du mal à prendre du recul ne venait entacher le déroulement de l'action.

Sur Xbox 360, Universe at War propose de débuter l’aventure par un court didacticiel qui met le joueur du côté des Novus. L’objectif est ici d’apprendre les contrôles de l’outil de malheur qui remplace le duo clavier-souris : un pad. Le jeu reprend plus ou moins les mécanismes que l’on retrouve dans les autres titres du genre, autrement dit un stick analogique gauche pour diriger la caméra du nord au sud et d’est en ouest, tandis que le droit permet d’effectuer rotations et zoom. Le bouton A permet, outre de passer les ordres, de sélectionner une unité et une seconde pression sur ce même bouton de sélectionner tout un groupe d’un même type. De la même manière, un coup sur X permet de passer en revue l’ensemble des unités à l’écran et deux appuis suffisent pour toute l’armée. Les gâchettes enfin servent à naviguer dans divers menus (mini-map, recherches scientifiques, groupes, etc.) qui s’affichent en temps réel et sans couper l’action. Inutile de dire qu’il faut un long temps d’adaptation avant de commencer à pouvoir tout faire mécaniquement même si au final le jeu reste jouable et c’est bien le principal.

Le mode Campagne propose, comme son nom l'indique, de suivre le bon déroulement (ou pas) de l'histoire qui entoure Universe at War. Tour à tour, le joueur guide les factions à leur but respectif, jusqu'à une fin qui n'en est pas vraiment une. Le bien contre le mal ou le mauvais contre le gentil, les clichés sont habillés dans leur plus simple appareil et servent des scénarios vite lassants. Peu importe, les Escarmouches sont bel et bien au rendez-vous et comptent mettre à profit l'enseignement que vous aurez tiré de chacun des belligérants. Un bon lot de cartes est au rendez-vous mais ces dernières s'avèrent assez petites et privilégient un affrontement rapide et nerveux pas forcément du goût de tout le monde. Avec son passage sur Xbox 360, le nombre de joueur du multijoueur passe de 8 à 4. Une saignée qui ne permet pourtant pas vraiment d’éviter le lag présent dans trop de parties. Porte-parole du Games for Windows, Universe at War semble avoir été définitivement boudé par la communauté PC. Les joueurs Xbox 360 ne sont guère nombreux eux aussi et il arrive trop souvent d’avoir à choisir entre deux pauvres serveurs.

Trois fois moins beau ?


On passera rapidement sur l'aspect risible des troupes au sol lors des zooms assassins (mention spéciale aux forces armées humaines au début de la Campagne) pour s'accorder sur l'ensemble du jeu : c'est bien moins beau que sur PC. Le point le plus choquant vient de l’animation avec de grosses chuttes de frame rate malgré des animations bien moins fluides qu’auparavant et des textures moins fouillées. Heureusement les factions se payent chacune un design propre et qui plus est réussi. On appréciera particulièrement la Hiérarchie qui, à coups de crop circles, fait tomber du ciel les éléments demandés, le tout étant servi par des effets remarquables. Qu'il s'agisse de Novus et sa technologie stylée très soignée, de la Hiérarchie et ses bâtiments agressifs ou des Masari et leurs fondations quasi-religieuses, il y en a pour tous les goûts. Reste que chaque affrontement d’envergure est synonyme de grosses saccades, tout sauf appréciable.

La bande-son quant à elle se contente du strict minimum. Doublages dignes d'une petite production télé, effets sonores satisfaisants et dialogues parfois un peu lourds, on oscille entre le très moyen et le légèrement bon.

Xzyl.


4/10
CONCLUSION

Jeu agréable sur PC, Universe at War : Earth Assault n’est que l’ombre de lui-même sur Xbox 360. Si l’on s’attendait à ce que la prise en main en prenne un coup, les grosses tares techniques sont en revanche beaucoup plus dérangeantes. Avec un frame rate à la limite de l’insupportable dès qu’un certain nombre d’unités s’affrontent il est bien difficile de prendre un quelconque plaisir. C’est d’autant plus dommage que le titre possède de solides bases avec trois races asymétriques et de chouettes idées pour un online hélas déserté. Autant dire que ce n’est pas avec Universe at War : Earth Assault que les jeux de stratégie en temps réel tiendront leur porte-étendard sur consoles.
LES PLUS
+ Trois factions réellement distinctes
+ Gameplay intéressant et propre aux factions
LES MOINS
- Frame rate souvent à la rue
- Techniquement en retrait par rapport à la version PC
- Un online déserté qui souffre de lag
- Prise en main complexe
- Un scénario trop basique





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