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![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 10FEV2008
Faisant suite à un premier épisode tenant à la fois du STR et du beat'em all, ce nouveau Kingdom Under Fire se tourne quant à lui du côté du hack & slash et s'affirme davantage comme un spin-off plutôt que comme une véritable suite. Un univers attrayant, un mode en ligne et du loot à profusion suffisent-ils à faire de Circle of Doom un bon jeu ?
22, v'la les KuF !Dès les premières minutes de jeu, les habitués de la série reprendront leurs marques. Six personnages au design travaillé sont prêts à se lancer dans l'aventure et n'attendent plus que vous pour zigouiller du vilain. Assez différents les uns des autres, les paramètres variables les concernant sont principalement leur rapidité, les armes utilisables et le niveau de dommages infligés en conséquence, sans oublier leur aptitude au combat qu'il s'agisse du corps à corps ou d'un affrontement plus distant. Chacun d'entre eux dispose d'une trame scénaristique propre, malheureusement fine comme une feuille de papier à rouler. Papier dont les héros semblent d'ailleurs abuser quelque peu, puisque le plus gros de l'intrigue se passera dans un monde onirique propre à chaque guerrier où un faible nombre de PnJ vous aiguillera. De plus, les quêtes se ressemblent toutes au final et tous les personnages passeront par les mêmes passages obligés, dans des niveaux identiques qu'ils franchiront dans le même ordre. En ce qui concerne leurs possibilités d'évolution, elles sont au final assez maigres. Les points d'expérience gagnés seront à répartir entre trois malheureuses caractéristiques : les PS, pour agrandir sa barre de vie, la Chance, qui augmente les probabilités de tomber sur des objets rares, et enfin les PC, la base du jeu. En effet, ils sont nécessaires à toutes les actions : équiper un objet demande un certain coût en PC, lancer un sort aussi et le simple fait d'attaquer en consommera également. Ces derniers se régénèrent assez rapidement et sont représentés sous la forme d'une barre en bas de l'écran. Ainsi, il sera parfois préférable d'opter pour des armes moins puissantes mais moins gourmandes en points plutôt que d'essouffler son personnage à chaque coup porté par une arme de meilleure facture, mais trop évoluée pour lui. Bien qu'il s'agisse là d'un très bon moyen pour sauvegarder l'intérêt du jeu, en évitant les échanges d'armes ultimes dès les premières parties online, le fait d'être limité dans ses enchaînements peut sembler déroutant pour un titre orienté beat'em all/ hack & slash. On comptera donc souvent sur des potions permettant de régénérer ladite barre instantanément. Enfin, le système d'apprentissage des sorts et capacités nécessite de se rendre dans le monde onirique de son personnage, de choisir le prochain tour de passe-passe désiré et d'aller tuer un grand nombre d'un type d'ennemi spécifique, avant de retourner voir son mentor. Souvent long et fastidieux pour des résultats pas toujours impressionnants et assez semblables d'un héros à l'autre. Ca va trancher, chérieAprès avoir choisi son personnage et activé l'affichage du sang pour vaincre l'impression de mollesse des combats, libre au joueur de parcourir les six lieux de carnage disponibles, tous découpés en zones plus ou moins variées. Chacune d'entre elles est détaillée, certainement trop d'ailleurs puisqu'il n'est pas rare que le jeu se mette à ramer dès que l'on déplace la caméra et ce, que l'écran soit rempli d'ennemis ou désespérément vide. D'autant plus que l'on se servira souvent du stick analogique droit pour recadrer l'angle de vue souvent à l'ouest, alors qu'aucun effet de transparence sur les décors ne vient éclaircir la situation. Au final, ces quelques soucis ne nuisent guère à un gameplay malheureusement trop minimaliste. En effet, bien que l'on puisse s'équiper en permanence de deux armes distinctes, jongler de l'une à l'autre ne créera pas de combos différents. Les stratégies à adopter resteront on ne peut plus basiques, les vagues d'ennemis placées à équidistance les unes des autres et faisant quasiment office de bornes kilométriques étant quasiment toutes organisées de la même manière : un gros méchant, des petits vilains et des archers dans le fond. Le fait que les niveaux ne soient qu'une simple succession de couloirs simplifie énormément la chose. Pour finir, si un affrontement vous semble un peu trop dur, il sera toujours possible de courir à travers les vagues d'ennemis successives qui ne vous poursuivront pas au delà de leur petite zone d'action. Après quelques mètres, bien que l'on soit toujours dans leur ligne de mire, ces derniers retourneront gentiment à leur poste de garde tels des intérimaires peu motivés d'un train-fantôme heroïc-fantasy. Si l'on ajoute l'impossibilité de leur infliger des dégâts tant que ces derniers ne vous ont pas pris pour cible, on renoncera finalement à se battre avec le menu fretin pour aller faire leur fête aux boss en carton. La Passion du PXLes possibilités de développement du personnage représentent le point fort d'un hack & slash, puisqu'il s'agit de la principale motivation pour le joueur à aller de l'avant. Mais avec un nombre de caractéristiques limité et des premiers sorts guère engageants, seuls les véritables acharnés du point d'expérience y trouveront leur compte. L'interface est brouillonne au possible et répond à des commandes peu intuitives (devoir appuyer sur le bouton droit RB pour accéder à un menu situé plus à gauche par exemple). Ainsi, l'accès à des fonctionnalités intéressantes, comme la synthèse d'objets, se retrouve gêné. Moyennant un certain coût en or pour s'assurer de la bonne marche des opérations, on pourra fusionner plusieurs objets ensemble pour en améliorer les caractéristiques. Mais on obtiendra le plus souvent un item ne présentant qu'une bête moyenne des attributs des deux premiers, les effets de givre, de brûlure ou d'empoisonnement en plus. Le procédé reste toutefois intéressant pour recycler des objets dont on n'a pas ou plus l'utilité. Ces synthèses se font auprès de trois Idoles différentes : l'Amour, La Mort et la Cupidité. Les trois font également office de checkpoint et de magasin. Toutefois, bien que leur présence soit nécessaire à la synthèse, elles n'influencent en rien cette dernière. Dommage. On pourra également profiter du mode online pour s'échanger des objets entre joueurs. Il sera par ailleurs possible de laisser sa partie ouverte à d'autres participants ou de rejoindre un autre groupe d'aventuriers pour des parties jusqu'à 4. Les ennemis deviendront alors plus résistants chaque fois qu'un joueur rejoindra votre groupe. Mais à moins d'une féroce envie de se mettre à l'anglais de façon un peu ludique ou d'un besoin irrépressible d'aller s'ennuyer entre amis, on passera tout aussi vite sur le mode online que sur le reste du jeu. On conclura sur l'aspect sonore du titre. La qualité des voix françaises varie du plutôt bon au proprement décalé et quelques-uns des morceaux accompagnant l'aventure valent le détour. Mais ces derniers, relativement courts, tournent malheureusement assez vite en boucle pour le plus grand malheur de vos réserves d'aspirine. Yato.
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CONCLUSION Une grande déception que ce Kingdom Under Fire : Circle of Doom. Seuls les passionnés de hack & slash verront un intérêt à pratiquer le pseudo beat'em all des coréens de Blueside. Malgré un contenu intéressant sur le papier et d'honnêtes graphismes, le jeu montre vite ses limites. On débite des monstres niais et invincibles dans de longs couloirs pour peu que l'on se trouve dans leur champ de vision, relativement réduit pour l'occasion. Le frame rate, à l'agonie, empire au moindre mouvement d'une caméra qui pose pas mal de soucis. Le système de synthèse des armes est desservi par une interface impraticable et les sorts peu engageants du début de l'aventure peinent à motiver. Les 6 personnages du jeu n'ont d'ailleurs que des possibilités d'évolution limitées en plus d'être quasi-identiques, tout comme les quêtes qui leur sont confiées. Les scénarios, pourtant différents, sont amenés de façon abrupte et se collent simplement par-dessus l'ensemble. Enfin, le mode online en règle ne sauve en aucun cas le jeu du naufrage. En attendant des nouvelles de Kingdom Under Fire 2, on espère que ce spin-off du titre original de Blueside n'était qu'une simple erreur de parcours.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Compatibilité |
: 60hz seulement |
Prix lancement |
: 50€ | Acheter |
Format |
: DVD |
Localisation |
: Version originale |
Mémoire |
: 65 ko |
Son |
: 5.1 |