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Enemy Territory : Quake Wars

 
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JUI
2008
Plusieurs mois après sa sortie sur PC, Enemy Territory : Quake Wars s'invite sur Xbox 360 avec un objectif précis, s'imposer en tant que FPS multijoueur de référence sur consoles. Pour faire face à une concurrence relativement imposante, le titre d'Activision et Nerve Software compte bien s'appuyer sur des qualités initiées avec un certain Return to Castle Wolfenstein : Enemy Territory et ici transposées dans l'univers de Quake. Une recette relativement aguicheuse qui ne demande qu'à convaincre les futures recrues.

La Terre, cette planète si féconde...


Dans la deuxième moitié du 21ème siècle, les Stroggs, une race extraterrestre, envahissent notre belle planète pour mener à bien leur reproduction. Afin de les contrer, les humains n'ont d'autre choix que de s'unir et former la FDM (Force de Défense Mondiale). Va alors s'en suivre une lutte aux quatre coins de monde afin de repousser la menace Strogg ou, si l'on se place du point de vue de l'autre camp, anéantir toute trace de vie sur la planète. C'est ainsi que va se partager la Campagne solo du titre. L'Afrique, l'Amérique du Nord, l'Europe du Nord et le Pacifique seront les quatre théâtres des affrontements entre humains et extraterrestres, sachant que chacune de ces campagnes est jouable avec les deux races et qu'elles renferment trois cartes à jouer consécutivement, soit un total de douze maps à découvrir.

Dans son déroulement, Enemy Territory : Quake Wars ne dépaysera guère les habitués du genre. On passera assez vite sur le solo et son scénario quasi-inexistant où l'on parcourra les missions sans trop de difficultés, malgré une intelligence artificielle somme toute honnête. En multijoueur, les campagnes et leurs objectifs sont les mêmes et fonctionnent selon un schéma précis. Chaque champ de bataille se divise en plusieurs parties où se trouvent les principales tâches à accomplir, le plus souvent dans un ordre bien précis. L'équipe qui attaque va alors devoir remplir l'ensemble de ses objectifs dans un laps de temps limité, tandis que l'équipe qui défend va tenter de mener à son terme le chronomètre. Pour accomplir une action il est nécessaire de faire appel à des personnages aux capacités spécifiques, c'est alors qu'interviennent les classes. Dans Quake Wars, les deux équipes que sont la FDM et les Stroggs proposent cinq classes chacune, le nom qui leur est attribué étant la seule différence entre les races. Par exemple, un Soldat du FDM s'assimile à l'Agresseur des Stroggs, tous deux ayant pour particularité d'utiliser des armes lourdes et d'être spécialisé dans les explosifs. Il en est de même pour le Médecin FDM et le Technicien Strogg, l'Ingénieur et le Constructeur, l'Artilleur et l'Oppresseur ou enfin le Saboteur et l'Espion. On pourra donc regretter ce manque de profondeur dans les classes que propose le jeu, un sentiment qui se renforce lorsque, d'une mission à l'autre, on se contente de désamorcer une bombe ou faire sauter un objectif, pirater un système ou défendre des données, et autres du même type.

Du point de vue de l'Etat-Major


On aurait pu craindre que Quake Wars soit assez vite rébarbatif et ne présente, au final, que peu d'intérêt. Les premières heures de jeu tendent à nous donner raison, laissant un goût assez amer au joueur. Pourtant, sur le long terme, le titre de Nerve Software laisse tout son charme opérer. Tout d'abord grâce aux environnements proposés. Chaque continent permet de découvrir de nouvelles aires de jeu, toutes sont relativement grandes et offrent assez d'espace pour les phases d'attaque-défense telles qu'elles sont proposées dans le titre. Ensuite, le jeu en équipe s'avère on ne peut plus plaisant. En solo, les camarades gérés par l'IA obéissent au doigt et à l'œil, ou presque, l'avenir de votre team dépendant alors majoritairement du joueur. En ligne ou en LAN, cet aspect laisse place à une cohérence qu'il faut impérativement trouver avec ses petits amis du moment, sous peine de passer complètement à côté de son objectif. Ne comptez donc pas vous la jouer solo et préférez suivre la démarche de votre équipe pour espérer remporter la victoire, d'autant plus qu'évoluer avec un tant soit peu de tactique permettra de remplir un objectif principal tout en s'attelant à une tâche secondaire comme déployer des soutiens. Les classes, qui nous paraissaient si simples jusque là, prennent tout leur sens et permettent une véritable cohésion dans le jeu.

En y apportant un minimum d'attention, Enemy Territory : Quake Wars est donc un soft qui ne manque pas de profondeur. Le système de points d'expérience en est une preuve puisqu'à la fin de chaque partie, le joueur reçoit un certain nombre de points suite à ses actes accomplis. Comprenez par là que d'avoir à son actif des dizaines de frags ne récompense pas plus que d'accomplir un objectif principal, un élément à ne pas négliger puisque les points en question servent à glaner quelques bonus comme une barre de vie plus importante ou une plus grande facilité à désamorcer un explosif ennemi. Malheureusement, à l'inverse de la mouture PC ou même de la version PlayStation 3, il n'est pas possible, sur Xbox 360, de gérer les améliorations débloquées. On se demande encore pourquoi. Autre élément désagréable, c'est le manque de lisibilité qu’accuse la carte affichée en pleine partie. Entre les objectifs principaux, l'affichage des unités et les nombreuses autres icônes qui nous informent de faits divers, il n’est pas toujours facile de s'y retrouver. Là encore, il faudra compter sur l'expérience de jeu pour apprendre à lire correctement les informations suggérées. Enfin, certains regretteront la présence de trois modes multi qui, dans le fond, ne reposent que sur le même schéma, même s'il s'agit bien là de l'essence d'Ennemy Territory.

Côté gameplay, inutile de dire que les joueurs PC verront avec cette adaptation console de Quake Wars une véritable mauvaise blague du point de vue de la jouabilité. Non pas que Nerve Software ait effectué un portage bâclé, loin de là, juste que certains ne cesseront de clamer l'inefficacité du pad face au duo clavier/souris, un eternel débat. Pourtant, le travail effectué sur la maniabilité de ce portage Xbox 360 reste honorable et suffit à profiter de l'expérience que propose le jeu, à l'instar d'autres titres du genre sur la même plateforme. Les humains et leur arsenal militaire, autant que les Stroggs avec leurs armes extraterrestres, ne dépayseront en aucun cas les habitués qui pourront, comme à l'accoutumée dans ce type de jeu, passer par une petite étape de personnalisation pour attribuer une arme spécifique à leur avatar. On notera également la possibilité d'accéder à un chat rapide, suffisant pour demander de l'aide, des munitions, ou encore donner des ordres à ses alliés. Le constat est le même avec les véhicules, la pose de bombes ou même l'installation de tourelles de défenses, Enemy Territory : Quake Wars ne requiert en aucun cas un sens aigu du jeu pour être abordé mais sait apporter suffisamment de challenge pour se rendre intéressant.

En territoire ennemi


D'un point de vue technique, Enemy Territory : Quake Wars n'est certainement pas le jeu de l'année. Le soft fait certes honneur à son support avec des décors larges et variés, promettant des airs de combat plaisantes, mais les textures s'avèrent quant à elles assez moyennes. On pestera un peu plus contre certaines lacunes techniques, rencontrées uniquement avec le jeu en ligne. Le lag est en effet de mise et aura la mauvaise habitude de fréquemment casser le rythme des parties. Du coup, les joueurs se retrouvent à lutter contre des ralentissements incongrus, pourtant absent de la Campagne solo. Un aspect un peu déroutant auquel vient s'ajouter le manque de popularité du titre. Il vaut en effet mieux prendre sa montre et se caler avec les joueurs américains pour espérer jouer des parties à 16, le online autorisant quand même la présence de bots le cas échéant. Un point certainement regrettable pour un jeu qui se veut principalement multijoueur, bien que l'on soit tout de même en mesure de toujours trouver des parties, moins importantes cependant, quelque soit l'heure du jour ou de la nuit.

Jerem.


6/10
CONCLUSION

Derrière son aspect commun voire même un peu chiche en variantes de jeu, Enemy Territory : Quake Wars est aussi un titre qui sait surprendre et qui ne manque pas de profondeur. Malgré des objectifs pas toujours très inspirés et des classes de personnages un peu trop classiques, le portage de Nerve Software reste intéressant grâce à ses environnements variés et son jeu en équipe probant qui permet d’apprécier le titre. Il sera cependant difficile de convaincre les fans du genre qui guettent avec attention la concurrence et qui ne verront dans Quake Wars qu'un énième FPS multi. Pour les autres, ceux qui oseront tenter l'aventure, il leur faudra patienter quelques heures avant de réellement profiter de ce que le jeu peut offrir mais nul doute qu'après ça, la bataille entre la FDM et les Stroggs prend une toute autre ampleur.
LES PLUS
+ Bonne expérience de jeu en ligne
+ Une vraie profondeur dans le jeu
+ Gameplay intuitif et efficace
+ Des environnements variés
LES MOINS
- Techniquement perfectible
- Des classes et des camps semblables
- Objectifs de missions pas toujours très variés
- Système d'XP simplifié





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INFOS JEU
  Résolutions : 480p  720p  1080i  1080p
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  Format : DVD
  Localisation : Version française intégrale
  Mémoire : 4 Mo
  Son : Dolby Digital