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![]() ![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | 15OCT2009
Envoyé par les dieux du métal et du hard rock, Brütal Legend est, depuis son annonce, le nouveau prophète pour tous les fans de beat’em all. Serait-il possible de dépoussiérer un genre aussi vieux et rudimentaire que ce dernier, à l’heure où les jeux se font de plus en plus riches et complexes ? C’est en tout cas le challenge qu’a souhaité relever le studio Double Fine Productions, après l’échec commercial du pourtant excellent Psychonauts.
Accueil Brütal« Attention, ambiance unique ». La géniale scène d’introduction de Brütal Legend pourrait commencer par ces quelques mots tant il est inhabituel d’être accueilli de la sorte. Une petite poignée d’heures plus tard, lorsque le joueur boucle enfin l’aventure, force est d’admettre qu’elle n’est pourtant qu’à l’image de l’esprit jeu dans sa globalité, tout simplement renversant. Brütal Legend tourne ainsi autour d’Eddie Riggs, un roadie de génie capable de monter une scène de concert ou de réparer une guitare en un claquement de doigts. Malheureusement pour Eddie, le dernier concert du groupe dont il a la charge dégénère légèrement au point de l’envoyer dans un monde où le heavy métal fut autrefois roi. Désormais réduits en esclavage, les humains du coin n’attendent que l’arrivée d’un leader pour commencer leur rébellion. Or cela tombe bien puisque dans ce monde si déjanté, Clémentine, la guitare d’Eddie, se révèle dotée de pouvoirs particulièrement destructeurs. Ce qui en soit n’est pas vraiment surprenant quand on voit à quoi ressemble le monde. Tours géantes faites de têtes de mort, gigantesques monuments taillés pour imiter de bonnes grosses grattes, falaises composées presque uniquement d’amplis, on est à peu de choses près au paradis du rockeur. Sauf que ce peu de choses, c’est l’Empereur Doviculus et ses sbires prêts à tout pour empêcher la rébellion. Il va donc falloir castagner et même plutôt deux fois qu’une. Brütal Legend débute alors en suivant les bases classiques d’un beat’em all, avec des ennemis par dizaines à démembrer, quelques enchaînements à retenir et bien peu d’adresse ou de réflexion à faire valoir. Qu’à cela ne tienne, le jeu de Double Fine Productions peut compter sur son humour qui fait mouche pour emballer de belle manière le paquet. Symphony of DestructionTrès rapidement pourtant, le joueur est amené à ouvrir la boite de Pandore en libérant une partie des esclaves. A partir de cet instant, la réflexion et l’adresse sortent du placard sans passer par la case départ et s’invitent très largement dans le jeu. Car plus qu’un beat’em all, Brütal Legend adopte peu à peu de véritables mécaniques issues des jeux de stratégie en temps réel. Cette relative surprise sera du coup une aubaine pour tous les joueurs qui avaient peur que le jeu tombe, comme de nombreux beat’em all, dans une trop grande répétitivité. Mais ceux qui espéraient pouvoir tout casser du début à la fin sans trop se prendre la tête crieront très certainement au massacre. Pourtant on est tout de même loin de l’élitisme de certains titres PC. Dans Brütal Legend, les phases du genre se disputent dans une arène fermée plutôt grande, dans lesquelles le joueur et sa scène de concert affrontent celle de l’adversaire. Dans la zone et aux alentours se trouvent plusieurs puits de fans qu’il va falloir rallier à sa cause en invoquant des stands de goodies. Ces fans servent ensuite de monnaie pour acheter les unités nécessaires pendant la bataille. On en compte en tout neuf, allant des soldats spécialistes du corps à corps aux motards soigneurs, en passant par les femmes utilisant le tir de loin avec leur semblant de fusil sniper. Le joueur a alors le choix entre surveiller le champ de bataille en prenant de la hauteur pour donner plus facilement ses ordres ou aller au combat avec ses troupes et profiter ainsi des possibilités de coopération qu’offre chaque unité. Par exemple, les soldats au corps à corps peuvent encercler Eddie et servir de bouclier humain destructeur, tandis qu’il peut pour sa part porter sur ses épaules des soldats aux poings démesurés pour les lancer sur l’ennemi. Brütal Legend arrive ainsi à combiner dans une certaine mesure stratégie en temps réel et beat’em all, ce qui a le mérite d’être suffisamment unique pour être signalé. Toutefois, les fans de l’un ou de l’autre des genres devront forcément faire des concessions puisque, même au sol, il faudra composer et gérer son armée pour espérer survivre, tandis que les moins téméraires devront malgré tout faire quelques allers-retours pour donner leurs ordres ou assener les rares coups de haches vraiment nécessaires. D’autres phases de gameplay, moins récurrentes, composent également ce Brütal Legend. On retrouve essentiellement de l’escorte ou du beat’em all plus dirigiste (temps imparti à respecter, certains adversaires à détruite en usant d’une technique particulière, etc.). Il y a également toute une série de missions secondaires (plusieurs dizaines) assez sympathiques et plus variées, qui permettent de remporter du feu, la monnaie à échanger en Enfer contre diverses améliorations de sa voiture, sa hache ou sa guitare. Bref, pour un jeu qui se présentait comme un simple beat’em all, Brütal Legend dispose d’un gameplay vraiment varié et plutôt bien pensé. The Show Must Go OnLe seul soucis, et non des moindres, c’est sa durée de vie. Les joueurs qui éclipseront les missions secondaires auront vite fait de boucler l’histoire en six ou sept heures, ce qui reste très court. Avec les missions secondaires, on double déjà ce chiffre, tandis que le mode multijoueur, qui consiste en des parties type stratégie, permet lui aussi de rentabiliser son investissement. Court certes, mais ce Brütal Legend est aussi d’une intensité rare grâce à sa mise en scène exceptionnelle. Les répliques d’Eddie, le look des protagonistes, l’absurdité de certains dialogues, tout est fait pour passer un moment inoubliable en compagnie du jeu. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le pari est réussi puisque le grand sourire ne quitte jamais longtemps le visage du joueur. La direction artistique joue grandement dans ce dépaysement, bien plus que la technique pure du titre d’ailleurs. Sans être moche, Brütal Legend propose un monde plutôt sommaire et assez peu vivant comparé à d’autres mondes ouverts. Certains passages sont tout de même très jolis et c’est en fait surtout sur les mini-baisses de frame rate que l’on pestera. Côté bande-son en revanche, c’est du très haut de gamme que nous offrent les développeurs. Les 108 titres qui composent l’OST sonneront comme une douce mélodie dans les oreilles des fans de métal, hard rock et autres, tandis que les autres n’auront aucun mal à rentrer dans ce délire vidéoludique. Enfin, Jack Black double à merveille Eddie et on ne saurait que trop vous recommander de mettre le jeu en VOST. La VF est toutefois suffisamment bonne pour bien se marrer. L’essentiel pour Brütal Legend. Xzyl.
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CONCLUSION Avec Brütal Legend Tim Schafer et Double Fine Productions signent un titre atypique à mi-chemin entre du beat’em all et de la stratégie en temps réel. S’il ne plaira pas à tout le monde, ce mélange a le mérite d’être bien dosé et relativement varié, en plus d’être inédit. Mais au-delà de ces considérations qui ne regardent que le gameplay, Brütal Legend est avant tout un univers sans pareil, un régal de mise en scène et un humour génial que l’on aimerait voir plus souvent en jeu vidéo. Hélas, c’est du côté de la durée de vie que vient la plus grande des déceptions, ce qui pourra rebuter les joueurs qui évitent les missions secondaires et le multijoueur. Brütal Legend reste malgré tout un jeu unique, à conseiller à tous les disciples du métal et du hard rock, ainsi qu’à ceux qui voudront se détendre devant les pitreries d’Eddie.
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Résolutions |
: 480p 720p 1080i 1080p |
Prix lancement |
: 64,99€ | Acheter |
Format |
: DVD |
Localisation |
: Version française intégrale |
Mémoire |
: 4 Mo |