
Publié le 22.12.2009, à 15:06 par - Ludo -Finalement, pas de top 2009. Histoire de cloturer mon petit bilan 2009, je me prends au jeu du "Moi aussi je donne mes awards". Pas de soirée en costume cravate, pas de champagne, pas de récompense, non, juste mes awards. C'est comme ça. On va faire court, pas la peine de s'étendre. Ceci est une liste totalement subjective, 200% moi. Ah oui, et comme je n'ai pas de Wii, ne venez pas me dire "Oui mais tu as oublié des super jeux sur Wii". Idem pour la Ds. J'ai pas, donc y a pas. This is it (Tchao l'artiste) !
• Le jeu 'mon poing dans ta gueule' de l'année •

Batmann AA est une excellente surprise à plus d'un titre. D'abord parce que c'est tout bonnement la meilleure adaptation de l'homme chauve souris en slip sur console de salon depuis, euh, toujours en fait. Un univers riche, bourré de références aux comics, une base de données des personnages absolument ahurissante, bref, carton plein de ce côté là. Et puis niveau gameplay, là encore c'est la totale réussite avec un système de combos efficace et novateur qui rend les combats terriblement fluides et jouissifs. Le tout soutenu par une réalisation top moumoutte, et voilà un jeu qui donne envie de casser du vilain du soir au matin (Ô la belle rime). On ne s'ennuie pas un seul instant, l'aventure est prenante, la liste des méchants à castagner relativement consistante, bref, passer à côté serait un crime tant Batman AA excèle dans tout ce qu'il entreprend. Un must have pour les fans du jeu de castagne. Vivement la suite !
• Le jeu 'qu'il est beau mais qu'on a déjà oublié' de l'année •

Resident Evil 5 est techniquement réussi, propose de l'action à gogo et la coop possible de bout en bout est un véritable bonheur (si si, pouvoir matter le derrière de Sheeva en tenue tribale pendant 5h de jeu ça vaut le détour). Mais voilà, une fois terminé, ce nouvel opus ne laisse pas un souvenir impérissable. Gameplay préhistorique, histoire pas vraiment passionnante et plus aucune attache à son passé de survival horror. En lieu est place des sensations de peur, on a juste l'impression de jouer à un Dead Rising en Afrique où l'on passe la plus part de son temps à jouer à Kill Kill Zombis tout en gardant un oeil sur le fessier de Sheeva. Et l'arrivée d'un mode multi douteux (toi aussi achètes le DLC présent sur ton DVD) sans grand intérêt n'aura finalement pas vraiment relancé l'intérêt des joueurs pour le soft qui après tout le buzz dont il a fait l'objet est retombé dans l'anonymat le plus complet. Capcom a d'ailleurs décidé de vous rafraichir la mémoire en proposant du DLC à gogo pour cette simulation de tourelle humaine.... Pas vivement la suite !
• Le jeu 'Surprise surprise' de l'année •
Bionic Commando c'est le jeu dont je n'attendais rien. Le design me paraissait sympa, mais pour une raison inconnue, je n'avais pas été plus captivé que ça. Petit achat d'occase pas convaincu. Et puis, une fois le PAD en main, ça a été le coup de foudre. Le jeu est fluide et on prend très vite plaisir à sauter dans tous les sens pour défourailler tout ce qui met en travers de notre chemin. Des gunfight vifs et prenants, des combats captivants dans le plus pur style old school, des boss velus, et un grappin qui donne vraiment le vertige. J'ai vraiment pris plaisir à faire ce jeu. A faire, et à refaire d'ailleurs. Le mode de difficulté le plus ardu propose un véritable challenge qui demande d'exploiter au maximum toutes les possibilités du gameplay qui se montre alors d'une richesse absolument énorme. Ajouté à cela des musiques vraiment sympas qui viennent enrichir une ambiance sonore de qualité et vous obtenez le jeu qui m'a vraiment le plus surpris cette année. Un revival de qualité, qui a remis au gout du jour une figure emblématique de ma jeunesse (long time ago, je sais). Seul regret: le soft n'a pas permis à Grin de rester à flot. Too bad !
• Le jeu 'qui m'a couté un pad mais que je veux finir' de l'année •
Afro Samuraï, mon jeu prise de tronche de l'année. Un soft adapté du manga de Takashi Okazaki de manière remarquable. L'univers est fidèle à l'oeuvre originale avec un design léché et une bande son magnifique qui colle parfaitement à l'action. Très sanglant, le soft m'a fait péter les plombs plus d'une fois, et je continue de sécher sur le dernier boss en mode hard. Une véritable réussite, tant les adaptations de cette qualité son rares. Loin de la puissance et le profondeur d'un Ninja Gaiden, Afro ne démérite pourtant pas et mérite de figurer dans la ludothèque de amateurs de baston...en attendant Bayonetta.
• Le jeu 'Tu dormiras au bureau demain' de l'année •
Inutile de le présenter. Ou plutôt de les présenter. Left 4 Dead et Left 4 Dead 2 sont les deux jeux qui, depuis décembre 2008 m'ont flingué mes nuits de manière magistrale. Si il faut avouer que seul, je n'aurai pas accroché plus que ça, en multi c'est une véritable tuerie. Encore plus addictive quand on y joue avec des joueurs aussi motivés que Fabrice, Guillaume, Mica, Sylvain, Greg et William. De la coopération poussée à l'extrême pour des soirées remplies de défis, de fun, et de fou rires. Inutile de préciser que c'est bien parti pour durer en 2010 avec un second opus qui ravive la flamme du petit génocide entre amis, tout en proposant une expérience encore plus ardue. Amis chasseurs, 2010 s'annonce sanglante !
• Le jeu 'C'est pas fini mais j'y ai joué comme un taré' de l'année •
J'ai rarement eu la chance d'avoir accès à des closed beta. Quand j'ai choppé une clé pour la Béta de Battlefield : Bad Company 2, je me suis demandé pourquoi j'en avais fait la demande, vu que je n'ai jamais touché au multi du premier. Et puis, une fois la manette en main, le plaisir a été juste énorme. Avec une seule map dispo et un seul mode de jeu proposé, on a réussi à se faire plusieurs soirées complètes avec l'inratable Fabrice et son philosophe de fillou, aka Greg. Le jeu propose un équilibre remarquable et une sensation de progression vraiment appréciable dans une ambiance guerre moderne terriblement convaincante. Du plaisir simple, qui prend une toute autre dimension quand on fait partie d'une squad solidaire et bien organisée. Avec si peu de contenu, je n'aurai jamais imaginé passer autant de temps sur un soft. Pourtant le résultat est là: la closed béta est terminée, et j'ai l'impression, tel un gosse, qu'on vient de me retirer mon jouet préféré. Mars 2010 semble dorénavant trop loin.
• Le jeu 'Oh oui fais moi mal' de l'année •
Demon's Soul est le jeu le plus dur auquel j'ai pu jouer durant l'année 2009. A tel point que chaque progression est vécue comme un véritable soulagement. A chaque fois que l'on a l'impression d'avoir fait le plus dur, le jeu en rajoute une couche et semble impossible à terminer. La progression et longue et pénible, mais terriblement encourageante. Le jeu étant totalement en anglais (pas dispo chez nous), ce qui rend la progression parfois un peu plus longue, histoire de ne rien rater de cette aventure épique. Demon's Soul ne pardonne rien, la moindre erreur de choix étant immédiatement créditée d'une mort certaine. Il faut apprendre à l'aimer, à sacrifier de son temps pour y arriver, s'entéter, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. Du moins, jusqu'à ce que la mort répétée de mon héros finisse par m'agacer...
• Les jeux 'pas chers mais terribles' de l'année •
Non pas un, mais deux petits clins d'oeil pour deux autres de mes coups de coeur de cette année. Et pour mon ami Kuru, c'est uniquement sur PC que ça se passe. Le premier c'est Torchlight qui, contre la modique somme de 15€, propose de retrouver nos bonnes vieilles sensations que l'on avait à l'époque de Diablo (clic clic clic). Coloré, addictif, bourré de bonnes idées, et se basant sur un gameplay solide que l'on connait tous, il m'a véritablement surpris et conquis. Le second est beaucoup plus atypique, mais Ô combien magique. Machinarium fait partie de ces petites perles qui ne payent pas de mine, mais qu'il ne faut surtout pas rater. Le jeu vous demandera plus de cerveau que de skill purs, possède quelque défauts au niveau de son ergonomie, mais la poésie qui s'en dégage mérite amplement le détour. Surtout dans la jungle de jeux qui se ressemblent tous plus les uns que les autres.
• L'article de news le plus ridicule de l'année •
Sans conteste possible, c'est celui là. Après tout, il vaut mieux en rire. Mais quand les journalistes d'Ultimate PS3 décident qu'il est temps de révéler la vérité, que eux seuls connaissent, au monde entier, ça donne un auto frag de qualité. On en rit encore, et c'est tant mieux. Et surtout n'oubliez pas
Quoique l'on vous dise, la PS3 Slim n'existe pas
• Le trailer le plus magnifique de l'année •
• La donzelle vidéo-ludique de l'année
Parce que ça se passe de commentaire
• Le couillu vidéo-ludique de l'année •
Cause he's got balls, and wonderfull répliques
• Le special thanks de l'année •
Those guys are just incredible
Un dernier petit mot, parce que sans eux cette année 'jeu vidéo' n'aurait pas été la même. Pas mal de soirées passées en leur compagnie, toujours dans la bonne humeur, le respect et le plaisir de passer un bon moment de jeu vidéo à plusieurs. En espérant que l'année 2010 nous permette encore de profiter de ces soirées d'autistes haut combien plaisantes.
Publié le 14.12.2009, à 09:50 par - Ludo -Des vidéos rigolotes, on en voit tous les jours. Mais là, j'ai complètement craqué sur ce bonhomme qui est un véritable phénomème. Déjà pour son âge je trouve qu'il déchire à la guitare, mais la gestuelle est juste superbe. Une future star assurément.
Jason Mraz, vous connaissez. Mais pas comme ça !
Publié le 10.12.2009, à 17:40 par - Ludo -On y est. Ou presque. L'année 2009 s'apprête à tirer sa révérence et nous à dresser nos petits bilans annuels. Ouaip, j'aime bien faire un petit bilan de mon année passée en tant que joueur. Pourquoi ? J'en sais rien. Peut-être parce que ça me remet en tête les bons moments vidéo-ludiques que j'ai pu vivre durant l'année, comme les mauvais d'ailleurs. Peut-être parce que ça me permet de déblatérer inutilement sur mon blog, pour écrire un article qui n'intéresse personne. Bref, c'est comme ça, c'est l'heure du bilan, point barre (ouaip, y a pas débat, je fais ce que je veux ici). On commence doucement par un post plein d'aigreur et de mauvaise foi avec mes flops de l'année : annonce ratée, techno foireuse, jeu pourri...un petit tour de mes déceptions 2009.
Sans hésitation, le plus gros salon du jeu vidéo du monde aura été, une nouvelle fois, une énorme déception, pour ne pas dire une grande mascarade. Les 3 constructeurs nous ont proposés des présentations ridicules et complètement dénuées d'intérêt. La principale raison ? La Wii tout simplement. Jaloux du succès de la console de Nintendo, MS et Sony ont travaillé d'arrache pied pour proposer leur version du motion sensor. Sur le papier, ça à l'air génial, on nous pond des démonstrations censées nous donner envie, et au final, je me marre. Je me marre parce que pour ce genre de salon le but, c'est de montrer de la killer app. Même en tant que concept, il faut vraiment donner envie, créer un buzz. En nous montrant une simulation d'enfant, ou des applications mal calibrées (Sony inside), on arrive à peine à croire au concept. On a l'impression d'un truc fait à l'arrache exprès pour le salon qui n'a pour unique but de voler la vedette à Nintendo. La première impression se confirme peu à peu dans l'année, avec des éditeurs qui annoncent 10 jeux disponibles à la sortie de Natal. Dix jeux qui seront surement des petits trucs peut être rigolos, mais qui ne justifieront pas l'achat impulsif. Le marché visé n'est donc clairement pas celui des gros jeux innovants, et MS et Sony ont bien du mal à cacher leur envie de manger une part de gâteau avec lequel Nintendo se goinfre, seul, depuis 3 ans maintenant.
Les consoles portables ont connu une grande année. Pas forcément en terme de qualité, mais plutôt d'un point de vue annonces/polémiques/ratages. On ne peut évidemment pas éviter le sujet sur la PSP Go!. La PSP a, depuis un petit moment déjà, besoin d'un nouveau design et d'une remise à jour niveau ergonomie. Si La PSP Go! avait pour but de faire évoluer tout ça dans le bon sens, elle se plante lamentablement, la faute au tout dématérialisé. Dans sa grande incapacité à lutter contre le piratage de sa petite portable, Sony semble avoir précipité les choses sans vraiment penser aux conséquences. Qui est prêt à lâcher sa collection d'UMD pour acheter une console qui oblige à racheter tous les jeux que l'on possède déjà ? Sans procédure de transfert appropriée et avec une campagne de pub foireuse, la PSP Go! n'a réussi, au final, qu'à se mettre les joueurs à dos ainsi que certaines grandes chaines de magasins du milieu. Dans plusieurs pays, de grandes enseignes ont tout simplement refusé de vendre la console. Ce qui peut se comprendre, la vente d'occasion étant généralement une grande partie de leur revenu, le dématérialisé va à l'encontre de leurs intérêts (pas de support physique à revendre, pas de marché d'occasion possible). Du coup Sony vend toujours plus de PSP 3000 que de PSP Go! et le piratage sur la petite console de Sony continue de faire des ravages. Well done !
De l'autre côté, ce n'est guerre mieux. Après avoir commercialisé la DSi, Nintendo revient sur le devant de la scène avec une nouvelle version de la Ds. Dénomée XL à cause de ses deux écrans plus grands, je reste dubitatif devant cette politique. Pourquoi ne pas avoir collé les deux écrans plus large directement à la DSi ? Pourquoi ressortir une nouvelle version de la console, plus chère qui plus est, alors que la techno était largement accessible lors de la sortie de la DSi ? La XL ne change pas radicalement le concept de console portable au point de viser un autre public, plus sédentaire, mon étonnement reste donc entier quant à la justification de cette énième version. Au final, les deux consoles portables qui dominent le marché, semblent piétiner dans leur évolution et peinent vraiment à franchir le cap. A moins de voir arriver un nouveau concurrent sur le marché avec de nouvelles idées géniales, je ne vois pas ce qui pourrait pousser Nintendo et Sony a sortir de leur immobilisme actuel.
Comme tous les ans, nous avons, eu le droit à la 'grosse' mise à jour chez Microsoft, qui est censée étendre un peu plus les possibilités de la console. Après le passage à la NXE en 2008, cette année la dame blanche a vu ses capacités multimédia augmentées avec l'intégration de Facebook et Twitter. Les réseaux sociaux étant très tendance, MS ne pouvait pas laissé passer l'occasion d'en rajouter une couche sur sa console. D'un point de vue purement personnel, je trouve ça totalement inutile, d'autant plus que c'est la plus grosse partie de l'update pour cette année...... On aurait pu toutefois se contenter de l'arrivée de Last.fm, sauf que pour nous autres Européens, ce n'est pas disponible. Bref, au final cette grosse mise à jour ne ressemble à rien, et n'apporte vraiment pas grand chose, surtout pour l'aspect jeu de la console (après tout, c'est pas comme si c'était important...). On en vient à se demander si la console n'a pas atteint le maximum de ce qu'elle peut proposer en terme de multimédia. Le trop étant l'énnemi du bien, il serait peut être temps pour Microsoft de se rendre compte qu'il y a des choses plus importantes que MSN ou Facebook sur une console de jeu.
On termine par ma grosse déception vidéo-ludique de l'année. De tous les jeux que j'attendais peu m'ont déçu cette année. Certains que je n'attendais pas m'ont carrément surpris (soyez pas impatients, on verra ça dans le prochain article). Mais si il y en a bien un qui m'a vraiment déçu, c'est le portage PSP de la licence à succès d'Ubi Soft Montréal, aka Assassin's Creed Bloodlines. Je me réjouissais à l'idée de pouvoir me balader avec Altaïr dans la poche, jouer à l'assasin dans la voiture, sur les télésièges cet hiver. Mais en fait non, il n'en sera rien. Il ne m'aura fallu que cinq petites heures pour terminer ce qui restera comme une aventure chiante, répétitive, et pas du tout adaptée au support. L'idée de proposer la même chose que sur console de salon m'avait pourtant donné envie, mais les limitations imposées par la petite noiraude (oui la mienne est noire), ont littéralement tué le jeu. Aucune sensation de liberté, pas de diversité, une linéarité oppressante et une IA de merde ont finit par m'ennuyer rapidement. Et c'est bien dommage.
Next step: mes tops de l'année.
Publié le 09.11.2009, à 16:19 par - Ludo -Récemment annoncé, le remake de Toki semble faire sauter de joie les joueurs les plus vieux (enfin, ceux qui peuvent encore sauter, parce que c'est plus trop de leur âge, hein Lestat...). Dans leur grandissime bonté, les développeurs de Golgoth Studio ont décidé de mettre fin à la rumeur qui annonçait qu'ils bossaient sur un autre remake d'un autre grand jeu de cette grande époque des grands jeux d'arcades (oui je suis fan, et alors ?). C'est via leur blog qu'ils ont avoué qu'une fois le portage de Toki terminé, ils s'attaqueraient à Joe & Mac, un autre run'n gun qui a la particularité de pouvoir se jouer à deux, tir ami activé évidemment. Pas grand chose à se mettre sous la dent ceci dit, si ce n'est le design remanié des deux héros caverneux. En attendant d'avoir plus de nouvelles, laissez la police faire son travail, dès que j'aurais de plus amples informations croyez bien que vous serez les premiers informés.
Source : Golgoth Studio blog
Publié le 09.11.2009, à 14:02 par - Ludo -Tiens un jeu PC sympa. Si si, ça existe. Torchlight est un petit soft dispo en téléchargement (comprendre, en dématérialisé, pas en version chocolat bande de pirates) au prix de 15€, notamment sur Steam. J'entends déjà les joueurs console se marrer : Ha ha ha, Nan mais on a quoi pour 15€ de nos jours, un bon jeu c'est 70€ et pas moins, mais contrairement aux apparences, le prix ne fait pas tout. Derrière ce petit inconnu se cache ni plus ni moins que les frères les plus connus de la scène, les bien nommés frères Schaefer. Allons allons, vous ne connaissez pas ? Si je vous dis, Blizzard North c'est mieux ? Suite à leur ratage critique sur Hellgate : London, les frangins ont créé leur propre studio, aka Runic Games, dont Torchlight est le premier bébé. Sur le papier tout cela s'annonce donc alléchant, alors qu'en est-il vraiment une fois la souris en main ? Une chose est sure: avec Torchlight vous ne verrez plus le temps passer en attendant Diablo 3...

Quand Diablo rencontre Tex Avery
La première surprise de taille lorsque l'on joue à Torchlight la toute première fois, c'est le choix de design fait par les frangins. Le look cartoon, très coloré, façon WoW laisse à penser que le studio a clairement voulu viser les fans du MMO le plus joué du moment. Si le choix est discutable (les gouts et les couleurs quoi), il faut avouer que le résultat est plutôt agréable à regarder. Ca fourmille de détails, les animations sont fluides et coulées, les textures sont dans l'ensemble vraiment réussies. Une fois en mouvement, le soft prend alors une autre dimension avec des effets de lumières absolument bluffant, des pouvoirs magiques qui pètent dans tous les sens, bref, un vrai feu d'artifice. Un pur régal surtout que le moteur n'est absolument pas gourmand en ressource. A titre d'exemple, sur un petit portable équipé d'un processeur Intel Core 2 Duo T5500 et d'une carte graphique GeForce Go 7600 (128 Mo de mémoire), toutes options à fond, le soft tourne entre 50 et 70 fps sans le moindre soucis en 1280x800 (résolution maxi de la dalle testée). Un bon point pour les petites config donc, qui pourront profiter, comme il se doit, du spectacle proposé. Le tout accompagné d'une bande son relativement efficace, qui ne sera pas étrangère aux joueurs du Hack & Slash le plus connu de l'histoire.

C'est pas le 14 juillet, mais ça y ressemble
Diablo un jour, Diablo toujours
De toutes évidences, les frères Schaefer ne renient pas leur passé, car oui, Torchlight c'est du diablo tout craché. Comprenez par là que l'on retrouve les mécanismes de jeu qui ont fait le succès de Diablo 1 & 2. Le monde est généré aléatoirement, ce qui signifie que pour chaque partie un même niveau n'aura pas le même agencement. De la même façon, les monstres rencontrés ne seront pas les mêmes, augmentant les chances du joueur de trouver des items différents en tuant des ennemis différents à chaque fois. Si le système n'est plus tout jeune, il faut avouer qu'il est toujours aussi efficace. D'une part parce que l'on ne traverse jamais les mêmes niveaux évitant ainsi la rengaine et l'apprentissage par coeur d'une map, mais également parce que ce foutu système rend absolument addictif à un autre aspect clé de la série des Diablo: la chasse à l'équipement. Les monstres sont classés en diverses catégorie (mobs simple, unique, champion etc), et chaque catégorie droppe des items de classe différente. Un champion a beaucoup plus de chance de dropper un item unique/rare qu'un simple mob. De ce fait on parcours les donjons à la recherche de cet item tant convoité par la classe de notre personnage........comme on le faisait déjà dans Diablo.

Inventaire et magasins: du gros classique
L'inspiration est donc vraiment Diablo-esque, avec tout ce que cela implique : quête principale, quêtes secondaires données par des villageois, une grotte, un méchant, des millions de clics de souris, des magasins divers et variés etc. On retrouve la touche Diablo partout, jusque dans la présentation du HUD qui se fait via une barre d'action placée en bas de l'écran, et qui présente les informations les plus vitales: jauge de vie, de mana, raccoucis affectés sur les touches de 1 à 0, bref, on a vraiment l'impression de jouer à Diablo dont seul le moteur graphique aurait été changé. Mais pour justement éviter ce sentiment, les petits gars de chez Runic Games ont ajouté quelques petites idées sympas par-ci par là. Comme par exemple cette comparaison automatique des équipements. En passant la souris sur un objet de votre inventaire, les caractéristiques des objets de même nature que vous avez équipés s'affichent vous permettant, d'un seul coup d'oeil, de comparer les qualités et défauts de chacun. Autre nouveauté, et pas des moindre, le compagnon animal qui vous suivra durant toute l'aventure. Le Pet, comme ils disent, peut prendre deux apparences possibles. Celle d'un chien ou celle d'un chat. Le choix est laissé libre à la création du personnage. Une fois plongé dans l'aventure, ce petit compagnon va très vite s'avérer indispensable, à tel point qu'on se demande comment on a pu faire sans durant ces longues parties de Diablo.
La première fonction affectée à votre animal de compagnie, c'est de jouer jouer le rôle de mule. Equipé d'un petit sac à dos, vous pouvez charger l'animal de tout ce qui encombre votre propre inventaire. Bien évidemment, l'inventaire porté par le toutou à sa maman n'est pas infini et il faudra penser à le vider régulièrement. Et comme il est bien élevé, votre familier peut tout à fait se rendre en ville seul pour vendre tout le contenu de son inventaire. Une fonction qui s'avère bien pratique et qui évite les inévitables allers/retours en ville en plein donjon. Vous vous retrouvez alors seul durant une trentaine de secondes, le temps que l'animal fasse le shopping pour vous. A noter que ce délai peut diminuer en plaçant des points de compétences dans des catégories permettant de mieux gérer votre compagnon.
Bien sur ce compagnon n'est pas uniquement un caddy sur pattes. Il sait aussi se battre, et de bien belle manière. Si il est impossible de lui donner la moindre arme pour se défendre, on peut tout à fait lui faire apprendre des sorts pour le rendre plus efficace. Tout comme il est possible de lui donner deux anneaux et une amulette afin de booster ses caractéristiques. Il est également possible de définir son comportement en combat en sélectionnant parmi trois possibles: agressif, défensif, et neutre. Si il ne faut pas s'attendre à ce qu'il tue tous les ennemis pour vous, ce petit compagnon remplit à merveille son rôle de tank. Attention toutefois à bien surveiller son état de santé, car si il ne peut pas mourir, votre familier devient alors complètement inactif si sa barre de vie venait à tomber à zero. C'est bien de vouloir un animal de compagnie, mais faut aussi penser à s'en occuper ! Dernier point concernant votre sac à dos poilu, vous pouvez le transformer en autre chose si le coeur vous en dit. Pour cela rien de plus simple : à divers moments dans l'aventure vous pouvez pécher dans des points d'eau. Chaque poisson péché à des caractéristiques particulières qui, une fois donné en pâture à votre bestiole, transformera, de manière temporaire, cette dernière en une créature totalement différente avec ses propres caractéristiques. Un concept vraiment utile qui permet de changer les compétences de son familier en fonction des ennemis rencontrés.

Votre équipement se voit sur votre personnage. Classique, mais efficace
En attendant Diablo 3...
Les joueurs de Diablo le reconnaitront tout de suite, Torchlight c'est du connu de bout en bout. Un gameplay solide (click, click, click), une quête principale, une grotte que l'on descend petit à petit, des quêtes secondaires, des items à collecter, un perso qui évolue (aussi bien visuellement que techniquement d'ailleurs), bref, pas de grandes surprises de ce côté là. Si le choix fait au niveau visuel reste discutable il n'en est pas moins réussi et franchement magnifique. Des éclairages somptueux, des textures superbes, des ombres très bien gérées, le tout sans demander une machine de compétition à 10 000€ le bout, Torchlight possède de très bon arguments dans sa besace. Ajoutés à tout cela de nouvelles petites idées absolument indispensables (le compagnon, la comparaison d'items) et vous tiendrez là ce qui se fait de mieux, à l'heure actuelle, en terme de Hack & Slash. Du moins, si le multi n'est pas votre fort. Car oui, Torchlight a un énorme défaut : il ne se joue qu'en mode solo. Si les développeurs avaient annoncé vouloir produire un suivi soutenu de leur projet en lui administrant un mode multi plus tard, la récente nouvelle de vouloir faire de Torchlight un MMO a quelque peu ruiné les espoirs de ceux qui espéraient pouvoir taper sur du streums entre amis. Mais il ne faut pas perdre de vue que Torchlight reste un produit à 15€, que sa finition est exemplaire et sa durée de vie relativement énorme. A l'heure où certaines grosses productions solo fournissent un coffre sous forme de DLC payant (Pan Dragon Age: Origins, dans ta gueule !), l'absence de multi devient vite secondaire, et on prend alors Torhclight comme un Hack & Slash simple, mais efficace, qui sait nous tenir éveillé durant de longues nuits avec, en tête, cet espoir, un jour, de trouver ce foutu élément de set qui nous manque depuis le début.


C'est plein de sales bêtes en plus là d'dans....